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	<title>Reda JAALI &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Reda JAALI &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil. Borges, celui qui nous enseigna à voir</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/176304</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 08:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Borges]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil * Une fenêtre qui donne sur le sable. Un homme est assis à sa hauteur. Il regarde vaguement ce qui se déroule devant ses yeux. Ou disons ce qu’il en reste de ses yeux. Car il est céciteux, cet homme qui ne voit qu’avec le cœur. Et on ne voit mieux qu’avec &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil *</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-175097" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une fenêtre qui donne sur le sable. Un homme est assis à sa hauteur. Il regarde vaguement ce qui se déroule devant ses yeux. Ou disons ce qu’il en reste de ses yeux. Car il est céciteux, cet homme qui ne voit qu’avec le cœur.</p>
<p>Et on ne voit mieux qu’avec les fibres du cœur.</p>
<p>Voici que le sable commence à bouger. A s’effriter davantage devant une attention particulière. Un être qui va au-delà de son être pour y puiser l’essentiel. Et l’essentiel n’est pas toujours visible. Des images font irruption, des mots prennent de l’attente cette passion qui pousse à crier et à créer. Des mots courent derrière les choses pour leur donner une coloration toute belle, toute humaine, toute fragile.</p>
<p>C’est que le poète ne peut rester inactif. Ne désire vivre que pour donner un sens à ce sable qui nous submerge et nous allie aux êtres éphémères et lointains. Ne dit-il pas dans <strong><em>La quête d’Averroès</em></strong> qu’«<strong><em>un grand poète est moins un inventeur qu’un éclaireur</em></strong>» ?</p>
<p>Il est, a toujours été cet aveugle de Buenos Aires, celui qui réveilla un jour le monde de son sommeil, de ses dérives, de sa démission. Celui qui, grâce à ses lectures, est parvenu à nous enseigner le véritable sens du dialogue, de l’amour, du pardon généreux et altier.</p>
<p>Il est <strong><em>Jorge Luis Borges</em></strong>. Le voyageur des nuits sans fin.</p>
<p>Suis-je tenté d’évoquer son amour pour les livres, pour les odeurs qu’ils laissent échapper à mesure qu’ils deviennent anciens, pour le toucher presque charnel qu’il entretenait avec eux, à tel point qu’il rêvait d’une immense bibliothèque qui serait un labyrinthe, où se perdre et ne plus retrouver son chemin, est un plaisir extrême pour ceux qui vivent à l’intérieur des mots et à travers eux ?</p>
<p>Dois-je dire qu’il lisait partout &#8211;<strong><em>La comédie divine</em></strong> a été lue dans le bus, sous la dictature, alors qu’il retournait du travail à la maison-, sans relâche, et dans plusieurs langues, comme s’il était à la recherche des nuances qui pouvaient s’éclipser d’une traduction à l’autre, comme s’il hélait les arcanes des cultures qui avaient ce courage de re-semer l’humain et l’inscrire partout où les parcours de traverse se dressaient ?</p>
<p>Ai-je besoin d’affirmer cette flamme qui l’animait de l’intérieur, celle avec laquelle il illuminait – avec tout l’amour possible &#8211; ses lecteurs, qui continue à nous entourer dans l’obscurité du quotidien le plus plat, qui passait subrepticement à travers ses écrits sur ses auteurs préférés &#8211;<strong><em>Emerson</em></strong>, <strong><em>Joyce</em></strong>, <strong><em>Dante</em></strong> <strong><em>Alighieri</em></strong> …- sur les amours qui ont lié sa vie à celle des autres nations tel <strong><em>Les Mille et une Nuit</em></strong>, <strong><em>les sagas islandais</em></strong>, <strong><em>Les légendes Gréco-romaines</em></strong>… ?</p>
<p>Aucune nécessité, me semble-t-il, ne se fait sentir ! Borges est au-delà des rappels !</p>
<p>Dans ses études sur la divine comédie de Dante -neuf essais au total- <strong><em>ce troubadour aveugle</em></strong> – l’appellation est de <strong><em>Tahar Ben Jelloun</em></strong> dans<strong><em> L’enfant de sable</em></strong> – s’est arrêté presque sur deux images d’amour d’une beauté magnifique :</p>
<p>La première est celle de <strong><em>Paolo</em></strong> et <strong><em>Francesca</em></strong> qui lisent dans les cercles concentriques de l’enfer. Ils lisent au milieu des flammes, côte à côte, absorbés par ce qu’ils lisent, inattentifs à la chaleur qui montait, au châtiment divin qui les a frappés suite à l’adultère. Seul compte le plaisir d’aimer les livres, de se noyer dans d’autres mots que ceux dont nous nous parons. Seul compte ce partage humain payé cher à la fois par la solitude et par la condamnation, car nous affirme-t-il : «<strong><em>Être amoureux, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible</em></strong>».</p>
<p>Pour les deux amants, lire est un acte d’amour inouï. L’enfer est ailleurs, durent-ils penser !</p>
<p>La deuxième image, et peut-être la plus tragique, est celle de Béatrice refusant d’accorder un dernier regard à son amoureux, lors de la rencontre au Paradis. L’amante, quoique la puissance de l’amour dont elle se savait entourée &#8211; au point que Borges avait soupçonné Dante d’écrire <strong><em>Le</em></strong> <strong><em>Paradis</em></strong> juste pour aménager une rencontre avec sa bien-aimée-, malgré les regards plus que pitoyables de son amant, «<strong><em>détourna</em></strong> <strong><em>le</em></strong> <strong><em>visage</em></strong>».</p>
<p>Le paradis ne ressemblait pas à lui-même. Plus qu’une dénégation, il était déchirement.</p>
<p>Pour ne pas conclure:</p>
<p>Sommes-nous appelés à croire que «<strong><em>L’ambiguïté est une richesse</em></strong>» comme le stipule Borges dans <strong><em>Fictions</em></strong> ? Que la poésie soit avant tout cet amalgame qui nous pousse à vivre et dans l’oubli des choses et dans leur mémoire souveraine ?</p>
<p>Peut-être sommes-nous invités à célébrer la vie telle une incompréhension heureuse qui nous met face à la fenêtre ouverte sur le sable !</p>
<p><strong>*Poète, chercheur en littérature et arts plastiques /Inspecteur pédagogique </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Investiture de Donald Trump : le nouveau président des États-Unis prête serment ce lundi</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/174225</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 09:23:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
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					<description><![CDATA[À midi précise, heure de Washington, le 45ème président de la première puissance mondiale (2017-2021) débutera son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden. Il deviendra aussi, à 78 ans, le chef d&#8217;État américain le plus âgé jamais investi. Une cérémonie à l&#8217;intérieur en raison du froid  Une main posée sur une bible héritée de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À midi précise, heure de Washington, le 45ème président de la première puissance mondiale (2017-2021) débutera son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden. Il deviendra aussi, à 78 ans, le chef d&rsquo;État américain le plus âgé jamais investi.</p>
<p><strong>Une cérémonie à l&rsquo;intérieur en raison du froid </strong></p>
<div class="lmn-container lmn-inread inread-desk">
<p>Une main posée sur une bible héritée de sa mère, il jurera de « protéger la Constitution » sous la coupole du Capitole, là même où le 6 janvier 2021, ses partisans avaient tenté d&#8217;empêcher le Congrès de certifier la victoire du président démocrate sortant. La cérémonie se déroule habituellement à l&rsquo;extérieur, mais le protocole a été chamboulé pour cause de vague de froid.</p>
<p>Donald Trump l&rsquo;a emporté nettement le 5 novembre face à la vice-présidente démocrate Kamala Harris. Dès lundi, il a promis un déferlement de décrets, notamment pour endiguer ce qu&rsquo;il qualifie d' »invasion » de migrants sans papiers.</p>
<p><strong>Donald Trump veut s&rsquo;attaquer à la « folie transgenre »</strong></p>
<p>Le milliardaire républicain, qui vient de lancer une cryptomonnaie susceptible de faire flamber sa fortune personnelle, veut aussi s&rsquo;attaquer à la « folie transgenre » et aux programmes scolaires de sensibilisation au racisme. Il devrait annoncer des grâces pour les assaillants du Capitole condamnés à la suite du 6 janvier 2021, lever des mesures de protection de l&rsquo;environnement afin de doper la production de pétrole, augmenter les droits de douane.</p>
<p>A long terme, il veut mettre fin au conflit en Ukraine, se « venger » de ses adversaires politiques, « redresser » la presse et réduire massivement la dépense publique &#8211; il sera conseillé en cela par l&rsquo;entrepreneur multimilliardaire Elon Musk, figure incontournable du nouveau pouvoir. « Demain à midi, le rideau tombera sur quatre longues années de déclin américain », a-t-il assuré dimanche à ses partisans, réunis pour un ultime meeting à Washington.</p>
<p>Sa première élection avait causé une commotion dans le pays et le monde. Son retour se fait dans une forme de résignation, sans manifestations de masse. Les chancelleries des pays alliés s&rsquo;efforcent, à de rares exceptions près, de faire bonne figure face à ce président américain qui parle ouvertement d&rsquo;annexer le Canada.</p>
<p><strong>L&rsquo;humiliation de Biden</strong></p>
<p>Après avoir assisté à un service religieux dans une église toute proche de la Maison Blanche, Donald Trump sera reçu par le président démocrate sortant, comme le veut l&rsquo;usage, pour un thé. <a href="https://www.europe1.fr/dossiers/joe-biden" target="_blank" rel="noopener">Joe Biden</a>, qui conclut un demi-siècle de vie politique sur une humiliation planétaire, a orchestré une transition d&rsquo;une scrupuleuse civilité.</p>
<p>Donald Trump, enragé par une défaite qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais reconnue, avait au contraire claqué la porte de la Maison Blanche avec fureur il y a quatre ans, sans assister à l&rsquo;investiture de son successeur.</p>
<p>Le vice-président chinois Han Zheng et les multimilliardaires de la tech assisteront à la cérémonie d&rsquo;investiture. Les anciens présidents Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama voisineront avec des dirigeants et personnalités d&rsquo;extrême-droite.</p>
<p><strong>Un dispositif de sécurité exceptionnel</strong></p>
<p>Le dispositif de sécurité sera exceptionnel, après deux tentatives d&rsquo;assassinat contre le républicain cet été : 48 kilomètres de hautes barrières et 25.000 policiers déployés. Après son discours d&rsquo;investiture, le nouveau président assistera à la traditionnelle parade, qui se déroulera elle aussi en intérieur, dans une salle de spectacles de la capitale américaine. La journée sera conclue par des bals.</p>
<p>L&rsquo;ancien promoteur immobilier et animateur de téléréalité a la majorité, de peu, au Congrès. La Cour suprême est ancrée à droite. Il a choisi ses ministres et conseillers avec la loyauté pour principal critère. Son emprise sur son parti est immense.</p>
<div class="BeOpVSlot">Mais Donald Trump, au faîte de son pouvoir politique, débute aussi lundi sa sortie de scène. Dans ce pays en perpétuelle campagne que sont les États-Unis, il lui faut se résigner à n&rsquo;être plus jamais candidat, ce rôle dont il se délecte, sauf coup de force contre la limite constitutionnelle de deux mandats.</div>
<div></div>
<div><strong>AFP </strong></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au Venezuela, la cheffe de l’opposition « arrêtée », puis « libérée » après une manifestation contre le dictateur, Nicolas Maduro</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/173344</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 08:07:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[arrestation]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Corina Machado]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;opposition vénézuélienne a dénoncé le bref « enlèvement » de sa cheffe Maria Corina Machado jeudi à la fin d&#8217;une manifestation contre Nicolas Maduro, ce que réfute le gouvernement, parlant d&#8217;une « invention » et d&#8217;un « mensonge » de l&#8217;opposition à la veille de l&#8217;investiture du président socialiste. « En quittant le rassemblement, Maria Corina Machado a été interceptée et renversée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opposition vénézuélienne a dénoncé le bref « enlèvement » de sa cheffe Maria Corina Machado jeudi à la fin d&rsquo;une manifestation contre Nicolas Maduro, ce que réfute le gouvernement, parlant d&rsquo;une « invention » et d&rsquo;un « mensonge » de l&rsquo;opposition à la veille de l&rsquo;investiture du président socialiste.</p>
<p><strong>« En quittant le rassemblement, Maria Corina Machado a été interceptée et renversée de la moto qui la transportait. Elle a été emmenée de force. Pendant son enlèvement, elle a été forcée d&rsquo;enregistrer plusieurs vidéos et a été relâchée par la suite »</strong>, affirme l&rsquo;équipe de l&rsquo;opposante sur les réseaux sociaux.</p>
<p><strong>« Aujourd&rsquo;hui, le peuple courageux a montré comment vaincre la peur »</strong>, a déclaré un peu plus tard l&rsquo;opposante sur X, en remerciant ses partisans descendus dans la rue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Venezolanos,</p>
<p>Hoy, el Bravo Pueblo demostró cómo se VENCE al miedo!</p>
<p>Nunca me he sentido tan orgullosa de ser venezolana.</p>
<p>Gracias, gracias, a todos los ciudadanos que salieron a las calles a reivindicar nuestra victoria del 28 de julio y a COBRARLA!</p>
<p>Mi corazón está con el…</p>
<p>— María Corina Machado (@MariaCorinaYA) <a href="https://twitter.com/MariaCorinaYA/status/1877518564636381617?ref_src=twsrc%5Etfw">January 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Se disant <strong>« en lieu sûr et plus déterminée que jamais à continuer (&#8230;) JUSQU&rsquo;AU BOUT »</strong> , elle a évoqué <strong>« un Vénézuélien blessé par balle lorsque les forces répressives »</strong> l&rsquo;ont arrêtée et a promis de parler « demain de ce qui s&rsquo;est passé et de ce qui vient ».</p>
<p>Le gouvernement vénézuélien a rejeté les accusations de l&rsquo;opposition, évoquant une « <strong>invention, un mensonge</strong>« , selon l&rsquo;expression du ministre de l&rsquo;Intérieur, Diosdado Cabello.</p>
<p>Une énigmatique vidéo est apparue sur les réseaux sociaux, dans laquelle on voit Mme Machado dire qu&rsquo;elle est saine et sauve, précisant avoir perdu ses affaires.</p>
<p>Cette vidéo a été diffusée et relayée par des médias proches du pouvoir, par le porte-parole du gouvernement Freddy Nanez ou la vice-présidente Delcy Rodriguez.</p>
<p>L&rsquo;opposition quant à elle ne l&rsquo;a pas relayée.</p>
<h3 class="ci-subtitle">« Nous n&rsquo;avons pas peur! »</h3>
<p>L&rsquo;apparition jeudi de la cheffe de l&rsquo;opposition vénézuélienne en public pour la première fois depuis fin août était un des événements attendus de la manifestation.</p>
<p>Elle vit dans la clandestinité depuis juillet, le président Maduro l&rsquo;ayant accusée d&rsquo;être une « criminelle » qui méritait la prison.</p>
<p>Pour échapper à une arrestation lors des grandes mobilisations d&rsquo;août, Mme Machado, 57 ans, a pris l&rsquo;habitude d&rsquo;apparaître subitement à un coin de rue pour monter sur un camion-podium et haranguer la foule avant de disparaître rapidement en moto.</p>
<p>Jeudi, elle est une nouvelle fois arrivée en camion vêtue de blanc, brandissant un drapeau vénézuélien, et a prononcé un court discours dans lequel elle a lancé: <strong>« Tout le Venezuela est dans la rue, nous n&rsquo;avons pas peur! A partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, nous entrons dans une nouvelle phase. Le Venezuela est libre! ».</strong></p>
<p>Elle a ensuite quitté les lieux en moto.</p>
<p>Les autorités avaient massivement déployé les forces de l&rsquo;ordre dans le pays, particulièrement dans la capitale.</p>
<p><strong>« Je laisserai ma peau sur l&rsquo;asphalte pour mes enfants, mais cela en vaudra la peine car le Venezuela sera libre! »</strong>, a affirmé Rafael Castillo, 70 ans, présent lors de la manifestation.</p>
<p>Terminant une tournée qui l&rsquo;a menée notamment à Washington, Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat de l&rsquo;opposition qui revendique la victoire face à M. Maduro et s&rsquo;est exilé en Espagne en septembre, avait exigé<strong> « en tant que président élu »</strong> sa <strong>« libération immédiate ».</strong></p>
<p>Plus tard, il a souligné:<strong> « (C&rsquo;est) très grave! Le fait que Maria Corina soit libre ne minimise pas les faits (&#8230;) elle a été kidnappée dans des conditions violentes ».</strong></p>
<p>Le gouvernement espagnol a exprimé son <strong>« inquiétude »</strong> et sa <strong>« condamnation totale »</strong> devant la nouvelle de la détention de Mme Machado.</p>
<p>Le futur président américain Donald Trump a affirmé que la cheffe de l&rsquo;opposition vénézuélienne et le « président élu » Gonzalez Urrutia étaient des « combattants de la liberté » auxquels il ne fallait pas « faire de mal ».</p>
<p>Au Chili, le président de gauche Gabriel Boric a exhorté à <strong>« faire tous les efforts internationaux pour que soient rétablies la loi et la démocratie »</strong> <strong>au Venezuela.</strong></p>
<h3 class="ci-subtitle">« Le seul président élu »</h3>
<p><strong>« Le seul président élu dans ce pays est Nicolas Maduro, le peuple l&rsquo;a élu et le peuple le soutient »</strong>, a estimé quant à lui Noeli Bolivar, 28 ans, participant de la marche « pour la paix » organisée par le pouvoir, qui comme celle de l&rsquo;opposition a rassemblé des milliers de supporteurs.</p>
<p>L&rsquo;opposition revendique la victoire d&rsquo;Edmundo Gonzalez Urrutia à la présidentielle du 28 juillet.</p>
<p>Elle assure que les procès-verbaux des bureaux de vote qu&rsquo;elle a recueillis prouvent que l&rsquo;ancien diplomate a remporté le scrutin haut la main &#8211; plus de 67% des voix &#8211; face à « un régime qui se sait battu » et isolé sur le plan international.</p>
<p>Le Conseil national électoral (CNE) a proclamé le président sortant vainqueur du scrutin avec 52% des voix, mais sans publier les procès-verbaux, se disant victime d&rsquo;un piratage informatique. Une hypothèse jugée peu crédible par de nombreux observateurs.</p>
<p>Les troubles post-électoraux se sont soldés par 28 morts, plus de 200 blessés, et 2.400 personnes arrêtées pour « terrorisme ».</p>
<p>M. Gonzalez Urrutia avait envisagé d&rsquo;aller à Caracas vendredi pour prêter serment à la place de M. Maduro, un projet jugé « improbable » par des observateurs alors que les autorités vénézuéliennes ont promis une récompense de 100.000 dollars pour son arrestation.</p>
<p><strong>AFP</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[VIDEOS] M. Bourita reçoit Raila Amolo Odinga, ancien Premier ministre du Kenya et candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/170999</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 15:10:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[nasser bourita]]></category>
		<category><![CDATA[PM du Kenya]]></category>
		<category><![CDATA[Raila Amolo Odinga]]></category>
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					<description><![CDATA[M. Nasser Bourita a reçu, ce lundi à Rabat, l&#8217;ancien Premier Ministre de la République du Kenya et candidat au poste de Président de la Commission de l&#8217;Union Africaine, M. Raila Amolo Odinga. &#160; &#160; M. Odinga a lancé sa campagne pour la présidence du « gouvernement » de l&#8217;UA en novembre dernier. Dans le cadre de cette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>M. Nasser Bourita a reçu, ce lundi à Rabat, l&rsquo;ancien Premier Ministre de la République du Kenya et candidat au poste de Président de la Commission de l&rsquo;Union Africaine, M. Raila Amolo Odinga.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=DGb4BqoU6tg"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/DGb4BqoU6tg/2.jpg" alt="[VIDEOS] M. Bourita reçoit Raila Amolo Odinga, ancien Premier ministre du Kenya et candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=DGb4BqoU6tg">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

<p>&nbsp;</p>
<p>M. Odinga a lancé sa campagne pour la présidence du « gouvernement » de l&rsquo;UA en novembre dernier. Dans le cadre de cette campagne, il a dévoilé sa vision et ses priorités au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie.</p>
<p><strong>Présidence de la CUA: la vision de M. Odinga</strong></p>
<p>« <em>C’est le siècle de l’Afrique</em> », a déclaré M. Odinga, tout en soulignant l’importance d’une Afrique unie et interconnectée.</p>
<p>« <em>L’unité de l’Afrique fait peur. Nous devons remettre l’unité au premier rang de nos priorités</em> », a-t-il averti, soulignant que sans cohésion continentale, le continent de plus d’un milliard d’habitants continuera d’être marginalisé.</p>
<p>Odinga a souligné la nécessité de stimuler la transformation économique du continent, de renforcer le commerce intra-africain, de garantir l’indépendance financière et de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes afin de parvenir à un développement inclusif sur l’ensemble du continent.</p>
<p>Il a déclaré que l’Afrique devait mobiliser des ressources nationales pour réduire sa dépendance et sa surexposition aux financements extérieurs.</p>
<p>«<em> Je rallierai les États membres et j’inciterai le secteur privé à financer les priorités de l’UA, afin de garantir le développement durable et la réalisation des objectifs continentaux</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>L’élection du cinquième président de la Commission de l’UA devrait avoir lieu en février 2025 et le vainqueur succédera au Tchadien Moussa Faki Mahamat, président sortant de la CUA.</p>
<p>« <em>En tant que panafricaniste de toujours, j’offrirai un leadership participatif pour garantir la réalisation des priorités des peuples africains telles qu’elles sont envisagées dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine</em> », a déclaré l’ancien Premier ministre kenyan.</p>
<p>Odinga sera opposé au ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi qu’aux anciens ministres des Affaires étrangères de Maurice et de Madagascar, Anil Kumarsignh Gayan et Richard Randriamandrato.</p>
<p>Il a déclaré que la jeunesse africaine était un atout majeur pour le progrès socio-économique du continent.</p>
<p>«Alors que certaines parties du monde connaissent un déclin et un vieillissement de leur population, la jeunesse africaine reste un avantage comparatif qui permet non seulement de stimuler la croissance de l’Afrique, mais aussi de combler le fossé des richesses au niveau mondial. »</p>
<p>«<em> Je m’engage à promouvoir l’industrialisation, à soutenir la fabrication et à renforcer l’innovation en investissant dans l’éducation, la technologie, les soins de santé, l’énergie abordable et le développement des compétences afin d’accélérer la transformation économique du continent</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>Selon l’ancien Premier ministre, la réalisation du plein potentiel de l’Afrique dépend de la mise en œuvre de mesures collectives visant à relever les défis auxquels la jeunesse africaine est confrontée et à explorer ses capacités en tant que moteurs clés de l’innovation et du développement.</p>
<p>«<em> Nous devons exploiter nos vastes ressources humaines et naturelles et intégrer l’énergie de nos jeunes à la vision et à la sagesse de nos dirigeants</em> », a déclaré M. Odinga.</p>
<p>L’ancien Premier ministre kenyan a également plaidé en faveur d’un ciel ouvert, de l’harmonisation des politiques de visa et du développement des infrastructures afin de faciliter la connectivité et la circulation des biens et des personnes à travers l’Afrique.</p>
<p>« Chaque pays d’Afrique a son propre contrôle du trafic aérien, ce qui rend le transport aérien si cher en Afrique. Il est plus cher qu’en Europe, où il n’y a qu’un seul contrôle aérien. »</p>
<p>« <em>Ce sont des fruits faciles à cueillir que nous pouvons récolter sans problème</em> », a-t-il ajouté.</p>
<p>Il a également souligné que la zone de libre-échange continentale africaine (AFCFTA) représente une opportunité de transformation, permettant de créer un marché commun et de stimuler le commerce intra-africain, actuellement le plus faible des autres continents. Cela entraverait alors notre indépendance économique et notre interdépendance.</p>
<p>« <em>Lever ces obstacles stimulera la croissance économique et positionnera l’Afrique en tant qu’acteur et leader économique mondial</em> », a-t-il ajouté.</p>
<p>Odinga a notamment été représentant de haut niveau de l’Union africaine pour le développement des infrastructures en Afrique, Premier ministre du Kenya, membre du Parlement et membre de plusieurs équipes de médiation nommées par la Commission de l’Union africaine (CUA).</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Météo mercredi 12 novembre: Nuages bas assez denses avec brume ou brouillard sur les plaines Nord et Centre</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/169035</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 07:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mardi 12 novembre 2024 : – Nuages bas assez denses avec brume ou brouillard sur les plaines Nord et Centre. – Bruines locales sur les côtes Nord et Centre et l’ouest de la rive méditerranéenne. – Temps passagèrement nuageux avec ondées &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mardi 12 novembre 2024 :</strong></p>
<p>– Nuages bas assez denses avec brume ou brouillard sur les plaines Nord et Centre.</p>
<p>– Bruines locales sur les côtes Nord et Centre et l’ouest de la rive méditerranéenne.</p>
<p>– Temps passagèrement nuageux avec ondées et risque d’orage sur le Haut Atlas et les Hauts plateaux orientaux.</p>
<p>– Rafales de vent modérées à assez fortes sur la région de Tanger, le sud de l’Oriental et les côtes Sud.</p>
<p>– Mer peu agitée à agitée en Méditerranée, belle à peu agitée sur le Détroit et peu agitée à agitée le long du littoral.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Muhammad Abed Al-Jabri: «Nous devons éliminer, dans notre manière de comprendre la tradition, les résidus de la tradition déposés en nous».</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/168248</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Nov 2024 10:19:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Chakib HALLAK* A l&#8217;heure où le monde connaît une évolution rapide et où les nations et les pays se lancent dans une course au progrès, nous constatons que les pays du monde arabe et islamique ne parviennent pas à suivre le rythme de cette évolution et à entrer dans la phase du progrès. Cette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Chakib HALLAK*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-168251" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/11/hallak-a-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/11/hallak-a-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/11/hallak-a-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/11/hallak-a-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>A l&rsquo;heure où le monde connaît une évolution rapide et où les nations et les pays se lancent dans une course au progrès, nous constatons que les pays du monde arabe et islamique ne parviennent pas à suivre le rythme de cette évolution et à entrer dans la phase du progrès. Cette question a suscité l&rsquo;intérêt d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;écrivains, de penseurs et de chercheurs arabes et non arabes pour rechercher les causes de cet abominable retard et de la stagnation culturelle et civilisationnelle des Arabes.</p>
<p>Si la raison est la chose la plus juste partagée entre les hommes, comme le disait Descartes, l&rsquo;un des plus importants professeurs de philosophie, le penseur marocain Muhammad Abed Al-Jabri, en a fait un point d&rsquo;entrée pour comprendre ce phénomène déroutant, puisqu&rsquo;il a pu découvrir les raisons du manque de succès des tentatives répétées des projets de renaissance arabe, alors que la plupart des tentatives se sont concentrées sur une ou plusieurs des composantes de la culture arabe qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des fondements philosophiques, des doctrines religieuses ou des courants politiques, Al-Jabri a atteint la racine fondamentale et la véritable raison de l&rsquo;échec de ces tentatives et de l&rsquo;état de retard persistant parmi les Arabes, dans son projet culturel global sur la « Critique de la raison arabe » avec ses trois parties, la formation de la raison arabe, la structure de la raison arabe et la raison politique arabe.</p>
<p>Cette étude sur la raison arabe fut le point culminant de son projet critique, qui s&rsquo;acheva avec son dernier ouvrage, «Introduction au Coran», qui constitue une distillation de sa pensée, une généralisation et un approfondissement de ses conclusions. Il convient de souligner que le jour où Al-Jabri reçut la nouvelle de sa publication, il s&rsquo;exclama du fond du cœur : <em>« Maintenant, Azraël (l&rsquo;ange de la mort) peut nous rendre visite »</em>. Cette réalisation était pour lui l&rsquo;accomplissement de ce qu&rsquo;il voulait dire.</p>
<p>L&rsquo;objectif de cet article n&rsquo;est pas de traiter du projet d&rsquo;Al-Jabri qui a fait l&rsquo;objet de centaines d&rsquo;études, de travaux de recherche, de mémoires de maîtrise et de thèses de doctorat dans différentes universités du monde entier, mais plutôt de résumer sa démarche intellectuelle, qui a fait de lui l&rsquo;initiateur de trois nouveaux concepts importants, dont l&rsquo;influence a été déterminante dans le cours de l&rsquo;évolution de la pensée arabe :</p>
<p><em>«La compréhension des ordres cognitifs qui régissent la pensée arabo-islamique, celle de la résurgence de la pensée rationnelle en Andalousie et l’idée que l’évolution de la pensée dans l’histoire du monde arabo-musulman a été fortement marquée et perturbée par le poids du politique » (Sadek Hadjeres, « Introduction à la critique de la raison arabe » In Le monde diplomatique, février 1995). </em></p>
<p><strong>Pourquoi la raison arabe et non la raison islamique ?</strong></p>
<p>Entre l&rsquo;arabe et l&rsquo;islam, entre la langue et la religion, il existe depuis toujours un lien étroit, comme le montre l&rsquo;histoire de la culture arabe. Le Coran lui-même est un texte arabe et la culture arabe est essentiellement une culture islamique, mais Al-Jabri a choisi de séparer ces deux entités et de travailler sur la raison arabe et non sur la raison islamique pour deux raisons :</p>
<p>&#8211; Premièrement, la raison islamique englobe tout ce qui a été écrit par des musulmans en arabe ou dans d&rsquo;autres langues, comme le persan. Son ignorance de la culture et de la langue persanes constitue un obstacle qui justifie ce choix.</p>
<p>&#8211; La deuxième raison est que l&rsquo;expression « critique de la raison islamique » ne peut pas être vidée de son contenu théologique.<br />
Il s&rsquo;agit donc pour Al-Jabri d&rsquo;une critique épistémologique et non d&rsquo;une relance d&rsquo;une nouvelle théologie dialectique (kâlam), d&rsquo;une critique des moyens de connaissance et non de la doctrine et de ses courants.</p>
<p><strong>Les trois systèmes cognitifs de la raison arabe.</strong></p>
<p>Al-Jabri définit la raison arabe comme <em>«l&rsquo;ensemble des principes et des règles à l’origine de la connaissance dans la culture arabe»</em>. Il explique que cette raison arabe s&rsquo;est formée à « l&rsquo;ère de la codification » (asr al tadwîn) depuis la fin de l&rsquo;État Omeyyade et que ses premières bases définitives et durables ont donc été posées à cette époque. Al-Jabri examine ensuite comment cet esprit intellectuel s&rsquo;est sclérosé et figé après une brève période de prospérité durant laquelle la culture arabo-islamique a donné un nouvel élan à la pensée grecque. Enfin, il attribue les causes et les aspects de cette stagnation aux trois systèmes cognitifs de la raison arabe, qui peuvent être résumés comme suit :</p>
<p><strong>1) «Al  Bayân » (L’Indication):</strong></p>
<p><em>«L’Indication représente la structure majeure dans la raison arabe. C’est le Texte qui est à la fois l’objet et le régulateur de l’exercice de la raison indicationnelle. Ce champ cognitif s’est structuré au travers des sciences arabo-islamiques autochtones discursives: la grammaire (nahw), la science de la Loi (fiqh), la théologie dialectique (kalâm) et la rhétorique (balâgha). La raison   conçoit des règles pour l’interprétation du Texte révélé et puise le sens des lois sociales, naturelles, logiques, ontologiques, etc., dans le Texte. Toute vérité puise sa justification dans le Texte, plutôt que dans la raison. La raison elle-même s’aligne sur la logique du Texte et se forme selon les fluidités ou les rigidités qu’il offre. La connaissance dans ce champ consiste donc à faire reposer l’«inconnu» (far’, ghâ’ib) sur le «connu» (asl, shâhid). D’où la pratique de l’analogie, qui se contente d’une affinité entre l’objet connu et l’objet à connaître, et ne peut donc produire que des jugements conjecturaux» (Présentation d’Ahmed Mahfoud et Marc Geoffroy, préface à Muhammad Abed Al-Jabri, Introduction à la critique de la raison arabe. Éditions La Découverte, 1994, pp.12-13).</em></p>
<p>Al-Jabri fait d’abord remarquer que la pratique de l’analogie (al-qiyas) par les grammairiens, juristes et théologiens a fini, dans les derniers stades de son développement, <em>« par faire boule de neige et s’ancrer en tant que mode de penser et en tant que principe d’activité de la structure de la raison arabe»</em>. Sur le plan politique, certaines utilisations de l’analogie ont servis et servent encore pour limiter les libertés des citoyens. L’analogie célèbre «le souverain est au peuple ce que le berger est à son troupeau», tiré à partir du hadīth: «Chacun d&rsquo;entre vous est un berger et chacun d&rsquo;entre vous sera interrogé concernant son troupeau. Le dirigeant est un berger, l&rsquo;homme est un berger pour les gens de sa maison, la femme est une bergère pour la maison de son époux et pour ses enfants. Ainsi chacun d&rsquo;entre vous est un berger et chacun d&rsquo;entre vous sera interrogé concernant son troupeau» suggère que le souverain peut disposer de son peuple comme peut le faire le berger avec ses moutons. On peut aisément deviner les conséquences néfastes d’une telle déduction s’employant à l’application erronée de l’analogie.( El Mossadek El Hassan: Al-Jabri, De la critique de la pensée arabe et la raison politique en islam, pp.35-36).</p>
<p>De cette constatation découle la mise en garde pressante d&rsquo;Al-Jabri contre l&rsquo;utilisation du raisonnement par analogie. Il explique avec force que cette pratique irréfléchie de l’analogie est devenue l&rsquo;élément immuable (la constante) qui organise les mouvements au sein de la structure de la raison arabe.Cet élément fige le temps, suspend l&rsquo;évolution et crée une présence permanente du passé dans le jeu de la pensée et des sentiments, fournissant au présent des solutions toutes faites.</p>
<p>Pour Al-Jabri, l’analogie est un type de raisonnement révolu, qui a fini par contaminer tous les courants de pensée arabe moderne: <em>«qu’il soit libéral, religieux ou de gauche, chacun se réfère à un « connu » sur lequel il reportera le cas « inconnu »» (p.41). </em></p>
<p>C&rsquo;est la raison pour laquelle Al-Jabri appelle à une rupture épistémologique décisive avec cette structure de la raison arabe, tout en soulignant qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une rupture avec la tradition au sens habituel du terme, mais plutôt avec un genre de relation entretenu avec la tradition:</p>
<p><em>«Nous devons, dit-il, éliminer, dans notre manière de comprendre la tradition, les résidus de la tradition déposés en nous, et notamment cette analogie grammatico-juridico-théologique pratiquée de manière irréfléchie et non scientifique»( Al-Jabri, Introduction à la critique de la raison arabe, p.49).</em></p>
<p><strong><em>2)</em></strong> <strong>«Al ‘Irfân» (L’Illumination):</strong></p>
<p>En tant qu&rsquo;ordre concurrent – et plus tard allié – à l&rsquo;« indication », l&rsquo;« illumination », dont la structure mère est la théosophie hermétique, voit le jour. L&rsquo;illumination structure la production intellectuelle des courants soufis,  shî’ites, bâtinistes, etc.</p>
<p>«<em>La saisie de la Vérité n’a pas lieu au moyen des règles philologiques ou juridiques, mais dans l’«intérieur» de l’homme.La culture étant marquée par l’Indication, l’illuminationniste se penchera sur le Texte, mais pour y reconnaître des «sens cachés», reflets des vérités déposées dans son être, lequel doit s’anéantir au monde pour rejoindre son origine. De même que le sens apparent (zâhir) n’est que le voile du sens caché (bâtin), la raison n’est que le voile du «cœur», seul dépositaire de la connaissance.» (Ahmed Mahfoud et Marc Geoffroy, préface à Muhammad Abed Al-Jabri, Introduction à la critique de la raison arabe, p.13).</em></p>
<p><strong>3) «Al Burhân» (La Démonstration).</strong></p>
<p><em>«Le troisième ordre cognitif dans la raison arabe est la «Démonstration». L’activité démonstrationnelle suit les traces de la logique aristotélicienne et son dispositif conceptuel. La Démonstration utilise comme mode de raisonnement principal le syllogisme.Celui-ci part de prémisses absolument vraies conduisant à une conclusion absolument vraie. La véracité de la conclusion est garantie par la rigueur de la dérivation dans laquelle le «moyen terme», commun aux deux prémisses, assure la nécessité et la fécondité du raisonnement.Historiquement, la pensée de type démonstrationnelle a connu deux moments nettement distincts dans la pensée arabo-islamique. Le premier moment, c’est celui de la découverte d’Aristote en Orient au IXème siècle.Ce moment a culminé avec l’apport des philosophes Fârâbi et Ibn Sînâ (Avicenne). La Démonstration telle que l’utilisèrent ces philosophes s’est entremêlée avec les deux autres ordres cognitifs, l’Indication et l’Illumination, pour aboutir à un syncrétisme des trois ordres- reflété dans l’œuvre de Ghazâli- dans lequel la Démonstration fut la grande perdante.» (Ibid, p.14)</em></p>
<p>En présentant ces trois systèmes cognitifs de la raison arabe qui se recoupent, Al-Jabri souligne le rôle du facteur politique qui favorise une « raison » par rapport à une autre et qui réprime une « raison » pour en élever une autre, c&rsquo;est-à-dire la raison contre la raison, pour des intérêts égoïstes et bornés.</p>
<p><strong>Les trois déterminants de la raison politique arabe.</strong></p>
<p>Al-Jabri a divisé les systèmes de connaissance de la culture arabe &#8211; théoriquement &#8211; en trois : Mais lorsqu&rsquo;il a constaté que la raison politique était avant tout pratique plutôt que théorique, il a été contraint d&rsquo;examiner non pas les « systèmes » mais les «déterminants» qui définissaient cette raison, et il en a trouvé également trois, qui étaient au centre de la pratique politique:</p>
<p><strong>1) Al-Qabīla (La Tribu):</strong></p>
<p>Al-Jabri précise: «par «Tribu» (qabīla), nous entendons le rôle qu’il faut attribuer à ce que les anthropologues occidentaux nomment «la parenté» dans leurs études des sociétés «primitives» et précapitalistes, ce qui correspond en gros à ce qu’Ibn khaldûn nommait ‘assabiyya (solidarité tribale), quand il évoquait « les natures de la sociabilité: les lis de vie en société, de la vie sociale» dans l’expérience arabo-islamique».( La raison politique en islam, Paris, 2007, La Découverte, p: 31.)</p>
<p>Actuellement, l’esprit du tribalisme prend des relais d’appartenance à un clan, à une ville, à un quartier, à une communauté, à un parti ou à une secte.Il conditionne «l’inconscient politique» de ses adhérents.</p>
<p><strong>2) Al-Ghanīma (Le Butin):</strong></p>
<p>Cette taxation désigne le prélèvement de l’État quel que soit la religion de celui qui est obligé de la payer. Ā ce propos, pour rendre compte de la distribution des richesses, Al-Jabri en privilégie une constante dans ce système d’impôt, soit comme une capitation payée par obligation par les dhimmis ou une dîme payée par les musulmans.<em> «C’est ce que nous appellerions aujourd’hui une économie rentière. L’État qu’elle faisait vivre était donc un État rentier ». (Ibid, p.142)</em></p>
<p><strong>3) Al-‘Aqīda (Le Dogme):</strong></p>
<p>Le dogme ne désigne pas un contenu spécifique sous la forme d&rsquo;une religion ou d&rsquo;une idéologie, mais plutôt un effet au niveau de la croyance, c&rsquo;est-à-dire la logique qui fait avancer le groupe non pas sur des bases cognitives, mais sur des symboles qui établissent la foi et la croyance. Al-Jabri précise: <em>« par ce mot, nous n’entendons pas précisément une religion révélée ni une idéologie positive, mais plutôt l’effet que l’une ou l’autre peuvent avoir sur le plan de la croyance et de l’endoctrinement ». (Al-Jabri, La raison politique en islam, p. 32).</em></p>
<p><strong>Remarque:</strong></p>
<p>De nombreuses plumes de l&rsquo;arène arabe ont traité cette théorisation avant 2011, comme si la question n&rsquo;avait été rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un luxe intellectuel pour Al-Jabri. Toutefois, ce que les événements, c&rsquo;est-à-dire les événements du « printemps arabe », ont révélé, est le même message que celui qu&rsquo;Al-Jabri défendait. La situation politique en Libye est la principale application pratique, ou le modèle de terrain, qui traduit pour le lecteur ce qu&rsquo;Al-Jabri défendait sur les effets de ces trois déterminants, car le déterminant tribal était tout aussi présent que le déterminant  du dogme (la soi-disant « fatwa de Qaradawi » comme exemple).</p>
<p><strong>MISSION: </strong></p>
<p>Selon Al-Jabri la pensée arabe contemporaine a pour mission d’opérer les transformations suivantes:</p>
<p>1) la transformation de la tribu dans notre société en «non tribu», c&rsquo;est-à-dire en une organisation civile, politique et sociale, telle que les partis, les syndicats, les associations et les institutions constitutionnelles, qui reconnaît la séparation entre le pouvoir de l&rsquo;État et le mouvement de la société civile:</p>
<p><em>«Transformer, dit Al-Jabri, le système tribal en régime civil politique et social (partis, syndicats, associations, institutions constitutionnelles, etc). Il faudrait en somme, créer une société fondée sur la séparation nette entre l’establishment politique (l’État et ses organismes) et la société civile (institution et organismes à caractères sociales indépendants de l’appareil de l’État. C’est la seule voie susceptible de créer un véritable espace politique… etc».</em></p>
<p>2) <em>«Transformer le butin en une économie fiscale, de sorte que l’économie rentière dominante dans la plupart des pays arabes devienne une économie productive, assurée par la création d’une communauté économique régionale arabe, qui aille dans le sens de l’unification des Nations arabes: c’est là une condition sine qua non pour un tout développement réel». </em></p>
<p>3) Transformer la doctrine en «simple opinion», c&rsquo;est-à-dire à se débarrasser de la pensée sectaire fanatique qui revendique le monopole de la vérité, pour laisser place à la liberté de pensée et au désaccord:</p>
<p><em>«Transformer le dogme en simple opinion, en établissant la liberté de penser et le droit à la différence, et en s’émancipant du joug de la pensée doctrinale, sectaire et du groupe (religieux, partisan ou ethnique), et partant laisser libre cours à la raison et à l’esprit critique. La pensée arabe contemporaine devrait donc avoir pour mission la critique de la société, de l’économie, de la raison théorique et de la raison pratique/politique ». (Al-Jabri, La raison politique en islam, p.319).</em></p>
<p>Tout cela ne peut se faire que si la conscience de la « nécessité de la démocratie » est marquée par la conscience des origines et des fondements du despotisme. Cela implique le dépassement de l&rsquo;autoritarisme, la démocratisation de l&rsquo;État et de la société, l&rsquo;introduction de valeurs telles que l&rsquo;effort, le mérite et la créativité, ainsi que l&rsquo;adoption des principes du monde moderne dans l&rsquo;économie, la politique et la culture. Tels sont les principaux objectifs qu&rsquo;Al-Jabri n&rsquo;a cessé de défendre au cours de sa longue carrière de pédagogue, d&rsquo;activiste et d&rsquo;intellectuel d&rsquo;une rare envergure.</p>
<p><strong>Un bloc historique.</strong></p>
<p>Al-Jabri déclare, par ailleurs, qu&rsquo;il est nécessaire que les idéologies arabes convergent ou forment ce qu&rsquo;il appelle un «bloc historique», ce qui signifie selon lui « non seulement le rassemblement ou la rencontre de différentes forces sociales, mais aussi leur alliance, ainsi que la rencontre de différentes forces intellectuelles (idéologies) avec ces forces sociales et leur alliance pour une cause (&#8230;). Ici, la pensée devient une partie d&rsquo;une structure globale et pas seulement le reflet ou l&rsquo;expression d&rsquo;une structure ».</p>
<p>Certains critiques font remarquer que si ce « bloc » est considéré comme une nécessité historique, Al-Jabri n&rsquo;explique pas comment des courants idéologiquement si opposés peuvent se réunir en un seul bloc. Pour Al-Jabri, il existe des possibilités de dialogue et que la culture démocratique doit avoir la priorité.</p>
<p>Les tentatives de réforme devraient être portées par tous les acteurs après l&rsquo;échec lamentable des mouvements pan-islamistes et pan-arabes. Compte tenu des immenses obstacles, aucun acteur ne peut relever tous ces défis en faisant cavalier seul.</p>
<p>Al-Jabri souligne, par ailleurs, que ce « bloc historique » a été atteint lors de la révolution abbasside contre les Omeyyades, à laquelle ont participé toutes les forces sociales, y compris les Arabes, les chefs de tribus arabes, les dignitaires perses, les paysans, les artisans, les commerçants, les pauvres et les riches. Toutes les idéologies opposées, telles que la mythologie des abbassides et alaouites et les juristes, s&rsquo;associaient à ces forces et à la « nécessaire compatibilité » entre dogme, tribu et butin pour former un triptyque représentant la raison politique arabe. Cependant, comme les Abbassides ont exploité cette fusion sociale pour consolider les piliers de leur domination, prélude à la tyrannie et à la corruption, la question qui devient ici nécessaire se pose : comment atteindre ce « bloc historique » sans laisser les choses redevenir ce qu&rsquo;elles étaient à l&rsquo;époque des Abbassides ?</p>
<p><strong>La raison morale.</strong></p>
<p>En ce qui concerne « la raison morale », Al-Jabri a constaté qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;appliquer à cette raison, qui est aussi une pratique, la trilogie de la raison théorique (Bayan, Irfan et Burhan) ni même la trilogie de la raison politique (tribu, butin et dogme), et ce pour deux raisons : &#8211; la peur de la répétition ; Al-Jabri a passé en revue les valeurs éthiques présentes dans les quelques écrits moraux arabes en utilisant l&rsquo;approche structuraliste qu&rsquo;il a toujours suivie, qui est basée sur l&rsquo;utilisation du concept de « système » et renvoie donc à l&rsquo;idée de « structure » ou de « constante et variables ». Il a constaté que le système éthique arabe a commencé à se cristalliser à la fin de la période Omeyyade chez les écrivains des califes, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il se résume aux valeurs d&rsquo;« obéissance », de « bonheur » et de « mortalité ». Il a remonté ces valeurs jusqu&rsquo;à leurs origines : l&rsquo;« obéissance » trouve son origine dans l&rsquo;éthique persane, le « bonheur » dans l&rsquo;éthique grecque et la « mortalité » dans l&rsquo;hermétisme. Historiquement, l&rsquo;éthique est d&rsquo;abord apparue sous la forme d&rsquo;une éthique persane basée sur le concept d&rsquo;« obéissance », puis l&rsquo;éthique du bonheur est apparue avec la traduction de la tradition grecque. Le soufisme était porteur de la valeur gnostique de la mortalité. Il était nécessaire de faire revivre le patrimoine arabe pur, en réaction à la littérature éthique qui dominait les valeurs susmentionnées, dans la mesure où ce patrimoine indiquait un champ de valeurs centré sur la valeur de la « chevalerie ». Cette valeur est devenue compatible avec la valeur des valeurs du patrimoine éthique islamique : les « bonnes actions ».</p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p>La méthode intellectuelle d’Al-Jabri a suscité et suscite encore de nombreuses critiques et controverses dans le monde arabe. Les critiques les plus connues et les plus anciennes sont probablement celles des disciples d&rsquo;Al-Jabri, comme Kamal Abdul Latif, Salem Yafut et Taha Abdul Rahman, ainsi que celles de Faisal Darraj et Hassan Hanafi à l&rsquo;encontre du rationalisme et du projet de renaissance d&rsquo;Al-Jabri. La critique la plus virulente et la plus célèbre dirigée contre Al-Jabri était<em> «La critique de la critique de la raison arabe»</em> de Georges Tarabishi, qui a également été critiquée. On peut donc dire que le projet d&rsquo;Al-Jabri a atteint le stade de la « critique de la critique de la critique ». Par ailleurs, il existe de nombreuses autres tentatives, toutes basées sur l&rsquo;influence positive du projet d&rsquo;Al-Jabri, quels que soient ses défauts. En résumé, Al-Jabri a jeté un gros pavé dans la mare de la pensée arabe contemporaine.</p>
<p><strong>*Enseignant-chercheur à Paris</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Météo samedi 2 novembre: Temps passagèrement nuageux</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/168198</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Nov 2024 08:27:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=168198</guid>

					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 2 novembre 2024. -Temps passagèrement nuageux sur la rive méditerranéenne, Loukkos, Rif, Gharb, Saiss et sur les côtes au Nord de Safi avec gouttes de pluies par endroits. -Instabilité orageuse avec ondées ou averses sur le Moyen Atlas et le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 2 novembre 2024.</strong></p>
<p>-Temps passagèrement nuageux sur la rive méditerranéenne, Loukkos, Rif, Gharb, Saiss et sur les côtes au Nord de Safi avec gouttes de pluies par endroits.</p>
<p>-Instabilité orageuse avec ondées ou averses sur le Moyen Atlas et le sud de l’Oriental.</p>
<p>-Nuages bas avec formations brumeuses sur la rive méditerranéenne, la vallée de Moulouya, les plateaux de phosphates et d’Oulmès, les plaines Nord et Centre et les côtes Sud.</p>
<p>-Rafales de vent modérées à assez fortes sur la région de Tanger et le Sud de l’Oriental.</p>
<p>-Temps assez froid avec de la gelée locale sur les régions de l’Atlas.</p>
<p>-Température minimale de l’ordre de 00/07°C sur l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux Orientaux, de 17/21°C sur le Sud des provinces Sahariennes et de 08/16°C partout ailleurs.</p>
<p>-Températures journalières variant peu.</p>
<p>-Mer peu agitée à agitée en Méditerranée, sur le Détroit et au nord d’Assilah, et peu agitée sur le reste des côtes.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Météo mercredi 23 août: températures en légère baisse</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/128406</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 09:51:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=128406</guid>

					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mercredi 23 août 2023: &#8211; Temps chaud sur les plaines à l’ouest de l’Atlas, le Saiss, le Gharb, les Plateaux de Phosphates et d’Oulmès, l’intérieur du Souss, le Sud-Est et le Sud. &#8211; Nuages bas assez denses avec formations brumeuses sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong>Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mercredi 23 août 2023:</strong></p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Temps chaud sur les plaines à l’ouest de l’Atlas, le Saiss, le Gharb, les Plateaux de Phosphates et d’Oulmès, l’intérieur du Souss, le Sud-Est et le Sud.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Nuages bas assez denses avec formations brumeuses sur les côtes Nord et Centres.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Nuages instables avec ondées averses orageuses sur les Haut et Moyen Atlas, leurs régions ouest, les Plateaux de Phosphates, Tensift, le Sud de l’Oriental et l’extrême Sud du pays.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Temps peu à passagèrement nuageux sur le Centre, le Sud et le Sud-Est.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Rafales de vent assez fortes sur le Sud de l’Oriental, l’Atlas et la région de Tanger.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Températures minimales de l’ordre de 25/31°C sur le Saiss, le Gharb, les Plateaux de Phosphates et d’Oulmes, les plaines à l’Ouest de l’Atlas, le Sud-Est et l’Est des provinces Sud, 14/18°C sur l’Atlas et les Hauts Plateaux Orientaux et de 19/24°C partout ailleurs.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Températures journalières en légère baisse ou peu variables.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 jRUzBc body-paragraph">&#8211; Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, le Détroit et le long du littoral atlantique.</p>
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