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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>L’Afrique Atlantique doit être un acteur de la gouvernance océanique mondiale (M. Bourita)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215751</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 15:39:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&#8217;étranger, Nasser Bourita, a appelé, lundi à Cotonou, à faire de l&#8217;espace afro-atlantique un acteur de la gouvernance océanique mondiale, soulignant que la sécurité maritime, les corridors logistiques verts et la transition énergétique durable constituent les piliers d&#8217;une intégration africaine fondée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&rsquo;étranger, Nasser Bourita, a appelé, lundi à Cotonou, à faire de l&rsquo;espace afro-atlantique un acteur de la gouvernance océanique mondiale, soulignant que la sécurité maritime, les corridors logistiques verts et la transition énergétique durable constituent les piliers d&rsquo;une intégration africaine fondée sur des actions concrètes et une coopération renforcée.</strong></p>
<p><strong>Dans une allocution lue en son nom par l&rsquo;ambassadeur, directeur général de l&rsquo;Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), Mohamed Methqal, lors de la 7e réunion ministérielle du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA), M. Bourita a indiqué que cette rencontre marque une nouvelle étape dans l&rsquo;évolution de ce partenariat, désormais tourné vers la mise en œuvre opérationnelle de sa vision.</strong></p>
<p><strong>Il a relevé que la Déclaration de Cotonou, qui sanctionnera les travaux de cette réunion, traduit cette évolution en définissant des orientations concrètes dans trois domaines interdépendants : la sécurité maritime, les corridors logistiques verts et la transition énergétique durable.</strong></p>
<p><strong>Le ministre a affirmé que l&rsquo;espace afro-atlantique, longtemps sous-exploité malgré son importance géostratégique, doit devenir un levier de paix, de stabilité et de prospérité partagée, rappelant que cette vision s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;Initiative Royale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de l&rsquo;espace africain atlantique.</strong></p>
<p><strong>Il a mis en exergue, à cet égard, le Message adressé par le Souverain au Sommet « L&rsquo;Afrique pour l&rsquo;Océan », tenu en juin 2025 à Nice, dans lequel Sa Majesté le Roi souligne que « la façade atlantique de l’Afrique était un axe particulièrement négligé, alors qu’elle représente un potentiel incommensurable de désenclavement, de transit et de projection pour le Continent ».</strong></p>
<p><strong>Évoquant les enjeux géostratégiques internationaux, M. Bourita a rappelé que près de 90% du commerce mondial, représentant plus de 12 milliards de tonnes de marchandises et une valeur annuelle de près de 18.000 milliards de dollars, est transporté par voie maritime, dont près de 30% transite par des passages stratégiques situés en Afrique ou dans son voisinage, notamment le détroit de Gibraltar, le golfe de Guinée, le cap de Bonne-Espérance, le canal de Suez, Bab el-Mandeb et le détroit d&rsquo;Ormuz.</strong></p>
<p><strong>Il a ajouté que les États africains ont contribué à l&rsquo;élaboration de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Convention de Montego Bay de 1982), tout en estimant que la crise du détroit d&rsquo;Ormuz en 2026 a mis en évidence les limites des mécanismes internationaux de prévention et de gestion des crises maritimes, avec une réduction de près de 70% du trafic pétrolier, une hausse des prix mondiaux de l&rsquo;énergie de 15 à 25% ainsi que d&rsquo;importantes perturbations des chaînes d&rsquo;approvisionnement, affectant notamment la sécurité alimentaire de plusieurs pays africains.</strong></p>
<p><strong>Dans ce contexte, M. Bourita a estimé qu&rsquo;il appartient aux États africains atlantiques de contribuer activement à la gouvernance internationale des espaces et passages maritimes, relevant que lesdits espaces constituent des biens communs de la circulation mondiale dont l&rsquo;instrumentalisation à des fins de coercition représente une menace directe pour la paix et la prospérité.</strong></p>
<p><strong>Le ministre a également mis en avant les Initiatives Royales en faveur de l&rsquo;Afrique, notamment celle visant à faciliter l&rsquo;accès des États du Sahel à l&rsquo;océan Atlantique ainsi que le projet du Gazoduc africain atlantique, long de près de 6.900 kilomètres, qui desservira 13 États africains pour un investissement estimé entre 25 et 30 milliards de dollars, le qualifiant de corridor de paix, d&rsquo;intégration régionale et de souveraineté énergétique.</strong></p>
<p><strong>M. Bourita a insisté sur le renforcement de la coopération régionale à travers l&rsquo;échange d&rsquo;informations et de renseignements, le développement des capacités ainsi que la coordination des actions de lutte contre la piraterie, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, les trafics transnationaux et les cyberattaques visant les infrastructures portuaires et maritimes, notant que la sécurité maritime constitue une condition indispensable à l&rsquo;intégration économique de l&rsquo;espace afro-atlantique.</strong></p>
<p><strong>Dans ce cadre, il a annoncé l&rsquo;organisation, en septembre prochain par le ministère marocain de la Justice, d&rsquo;une session de renforcement des capacités au profit des États membres du PEAA dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et la culture des droits de l&rsquo;Homme, en application du cadre de coopération adopté en 2024 par les ministres de la Justice du Processus.</strong></p>
<p><strong>Evoquant l&rsquo;économie bleue et les corridors logistiques verts, le ministre a fait observer que l&rsquo;Afrique ne dispose que de 5% de la capacité portuaire mondiale alors qu&rsquo;elle représente 17% de la population mondiale, estimant qu&rsquo;une augmentation de seulement 5% de la part du continent dans le commerce maritime mondial générerait près de 900 milliards de dollars supplémentaires pour les économies africaines.</strong></p>
<p><strong>Il a appelé au développement d&rsquo;infrastructures portuaires modernes, résilientes et respectueuses de l&rsquo;environnement, à la digitalisation des procédures portuaires et douanières ainsi qu&rsquo;au renforcement de la connectivité des États de l&rsquo;hinterland avec les ports atlantiques.</strong></p>
<p><strong>À cet égard, M. Bourita a cité les ports marocains de Tanger Med, qui traite plus de 150 millions de tonnes de marchandises par an et relie l&rsquo;Afrique à plus de 180 ports dans le monde, ainsi que le futur port de Dakhla Atlantique. Il a également rappelé la tenue, en avril dernier à El Jadida, de la première réunion des autorités portuaires des États membres du PEAA, qui a lancé un processus de concertation destiné à établir un cadre de coopération dans ce domaine.</strong></p>
<p><strong>Concernant la transition énergétique durable, le ministre a réaffirmé l&rsquo;engagement du Maroc en faveur d&rsquo;une transition juste, inclusive et adaptée aux réalités des États membres, soulignant que l&rsquo;Afrique, responsable de moins de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dispose d&rsquo;un potentiel estimé à 11.000 gigawatts d&rsquo;énergie solaire, 1.400 gigawatts d&rsquo;énergie éolienne et 350 gigawatts d&rsquo;énergie hydroélectrique, ne capte qu&rsquo;environ 2% des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables.</strong></p>
<p><strong>De même, il a appelé à une mobilisation accrue des financements destinés à la transition énergétique, à la résilience climatique et à la protection des écosystèmes marins et côtiers, rappelant que les besoins du continent sont estimés à plus de 100 milliards de dollars par an à l&rsquo;horizon 2030.</strong></p>
<p><strong>M. Bourita a indiqué que le Maroc, qui ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 52% de sa capacité électrique installée d&rsquo;ici 2030, a déjà investi plus de 8 milliards de dollars dans ce secteur et demeure disposé à partager son expertise avec ses partenaires africains. Il a fait remarqué que le Gazoduc africain atlantique contribuera également au renforcement de la souveraineté énergétique des pays africains et des États du Sahel.</strong></p>
<p><strong>Le ministre a par ailleurs appelé à mandater le Secrétariat permanent du PEAA afin d&rsquo;élaborer, en concertation avec les États membres, une feuille de route déclinant les orientations de la Déclaration de Cotonou en actions concrètes, assorties d&rsquo;échéances, d&rsquo;indicateurs de suivi, de projets prioritaires, de mécanismes de financement et d&rsquo;acteurs de mise en œuvre.</strong></p>
<p><strong>Dans la même lignée, il a souligné que la crédibilité du Processus dépendra de sa capacité à produire des résultats tangibles, relevant qu&rsquo;en moins de quatre ans, le PEAA s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;un des instruments les plus prometteurs de la coopération africaine.</strong></p>
<p><strong>M. Bourita a, dans la foulée, réaffirmé la conviction du Maroc dans la capacité des solutions africaines à répondre aux défis du continent, assurant que le Royaume, sous l&rsquo;impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, poursuivra son engagement en faveur de la consolidation d&rsquo;un espace afro-atlantique de paix, de liberté et de prospérité partagée.</strong></p>
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			</item>
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		<title>FICTION. La Chaise Vidée&#8230; De ce qui vous fut le plus cher au monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 10:36:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed KHOUKHCHANI]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Vous avez atteint vos soixante et onze ans. Le bus du soir vous a déposé devant la maison, comme il le fait chaque jour depuis que vous avez cessé de conduire. La rambarde de fer, les trois marches usées, la porte qui grince un peu vers la droite. Rien n&#8217;a changé. Rien, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Vous avez atteint vos soixante et onze ans. Le bus du soir vous a déposé devant la maison, comme il le fait chaque jour depuis que vous avez cessé de conduire. La rambarde de fer, les trois marches usées, la porte qui grince un peu vers la droite. Rien n&rsquo;a changé. Rien, sinon cette chose que vous ressentez avant même d&rsquo;entrer, cette chose qui pèse sur votre poitrine tandis que vous posez votre clé sur la table de l&rsquo;entrée.</strong></p>
<p><strong>Vous appelez, par habitude : « Je suis rentré. » Le silence vous répond. Et c&rsquo;est dans l&rsquo;absence de réponse que vous mesurez le gouffre.</strong></p>
<p><strong>La cuisine est comme ce matin. La tasse de thé, à peine touchée, est toujours sur la table. Le journal, ouvert à la page des faits divers, froissé en un endroit, comme si une main l&rsquo;avait feuilleté puis abandonné. Vous vous asseyez. Vous regardez la chaise, en face de vous.</strong></p>
<p><strong>Cette chaise. Vous vous souvenez du jour où vous l&rsquo;avez achetée chez le menuisier de Taza, au début des années quatre-vingt-dix. Vos moyens étaient modestes, et les enfants encore petits — vous et vos quatre frères et votre sœur, tous rassemblés dans la maison de Guercif où votre mère régnait sur son royaume de bois poussiéreux. Un dossier bien droit, des accoudoirs usés par vingt-huit années de veuvage. Vingt-huit ans. Près de trois décennies durant lesquelles elle s&rsquo;est assise là, chaque matin et chaque soir, au même endroit, face à la fenêtre qui donnait sur la rue.</strong></p>
<p><strong>Votre père est parti tôt. Trop tôt. Quel âge aviez-vous ? Seize ans ? Dix-sept ? Vos frères et votre sœur étaient encore enfants. Et votre mère, cette femme que vous n&rsquo;avez vue pleurer qu&rsquo;une seule fois — le jour de l&rsquo;enterrement — a pris la chaise vide de votre père et en a fait la sienne. Non par défi. Non par oubli. Par nécessité. Parce que quelqu&rsquo;un devait occuper cette place, surveiller la porte, attendre le retour des six enfants — de l&rsquo;école, du travail, de la vie.</strong></p>
<p><strong>Elle s&rsquo;asseyait là, votre mère. Le corps droit, les mains sur les genoux, le regard fixé sur la rue poussiéreuse de Guercif. Elle ne disait rien. Elle attendait. Elle attendait votre retour du champ, celui de vos frères revenant de l&rsquo;atelier, celui de votre sœur quittant ses cahiers sur la table de la cuisine. Elle attendait, et sa présence silencieuse valait plus que tous les discours du monde.</strong></p>
<p><strong>Vous revoyez ses mains. Ces mains qui ont pétri le pain, cousu les vêtements, essuyé les larmes, et parfois frappé — mais toujours à bon escient. Ces mains qui se sont posées, vingt-huit années durant, sur les accoudoirs de cette chaise comme sur un trône de patience. Vingt-huit ans de veuvage. Vingt-huit ans à tenir une maison sans homme, à élever six enfants dans un pays qui n&rsquo;assistait pas les veuves, à dire « oui » quand tout disait « non ». Et elle ne s&rsquo;est jamais plainte. Pas une fois. Pas un mot.</strong></p>
<p><strong>La chaise était son royaume. Le matin, elle y buvait son thé à la menthe, longuement, comme si le temps était une denrée qu&rsquo;elle savait mesurer. Le soir, elle s&rsquo;y asseyait après le dîner, les mains croisées sur le ventre, regardant la nuit tomber sur Guercif. Et parfois elle tournait la tête vers vous, et ses yeux disaient ce que sa bouche ne prononçait pas : « Tout va bien. Je suis là. »</strong></p>
<p><strong>Vous vous rappelez ces nuits où vous rentriez tard, adolescent rebelle, et trouviez la lumière allumée. Elle était là, sur sa chaise. Elle ne vous grondait pas. Elle vous regardait, simplement, et son regard pesait plus lourd que toutes les punitions du monde. Alors vous vous asseyiez face à elle, à la table, et vous vous taisiez, vous aussi. Ce silence à deux voix était votre langue. La seule que vous ayez vraiment parlée ensemble.</strong></p>
<p><strong>Les années ont passé. Vos frères sont partis l&rsquo;un après l&rsquo;autre. Votre sœur s&rsquo;est mariée. Et vous-même, vous avez fondé une famille, une autre vie, ailleurs. Mais chaque fois que vous reveniez à Guercif, vous la retrouviez là. Sur sa chaise. Comme si le temps s&rsquo;était arrêté, comme si les décennies n&rsquo;avaient sur elle aucune prise. Elle vieillissait, bien sûr. Les mains tremblaient un peu. Le dos se voûtait. Mais la chaise, elle, restait la même. Dossier droit, accoudoirs usés, présence inébranlable.</strong></p>
<p><strong>Il y a deux ans, elle est partie. Pas soudainement. Les jours ont ralenti, comme un vieux moteur rendant son dernier souffle. Ce dernier matin, vous étiez là. Vous vous êtes assis face à elle, à cette même table, et vous avez pris sa main. Elle a ouvert les yeux. Elle a souri. Et elle a dit, d&rsquo;une voix que vous n&rsquo;aviez plus entendue depuis votre enfance : « La chaise&#8230; ne la jette pas. » Puis elle est partie, comme elle avait vécu — sans bruit, sans drame, sans plainte.</strong></p>
<p><strong>La maison est devenue immense, tout à coup. Les murs se sont éloignés. Les photos sur la desserte — les mariages des enfants, les diplômes, les naissances des petits-enfants — semblent appartenir à une autre vie. La fenêtre laisse entrer la lumière du crépuscule, cette même lumière qui entrait quand elle était là, mais qui n&rsquo;habite plus personne. Elle glisse sur la chaise vidée, dessinant une ombre qui n&rsquo;a plus de maître.</strong></p>
<p><strong>Vous regardez cette chaise. Celle où elle s&rsquo;est assise vingt-huit ans, attendant le retour de ses enfants. Celle où elle a pleuré en silence la mort de votre père, où elle a prié pour qu&rsquo;il ne vous manque rien, où elle a compté les jours, les mois, les années. Vingt-huit ans de veuvage. Plus qu&rsquo;elle n&rsquo;en avait passé mariée. Vingt-huit ans à être à la fois mère et père, à être le roc qui ne vacille pas quand tout s&rsquo;effondre autour de lui.</strong></p>
<p><strong>Vous vous souvenez de cette nuit où elle vous a enfin parlé de ce qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais dit. Vous aviez quarante ans, elle soixante-quatre. C&rsquo;était une nuit d&rsquo;hiver. Le feu crépitait dans l&rsquo;âtre. Elle sur sa chaise, vous en face. Et elle vous a raconté les premières années, l&rsquo;immense solitude, les nuits où elle entendait le vent et se demandait comment nourrir six bouches le lendemain. Elle n&rsquo;a pas pleuré en racontant. Mais sa main, sur l&rsquo;accoudoir, tremblait. Une main qui avait porté le poids du monde, appuyée sur un morceau de bois.</strong></p>
<p><strong>Ce soir, devant cette chaise vide — vidée —, vous êtes l&rsquo;enfant de Guercif. L&rsquo;enfant né dans la poussière et le soleil, qui a traversé guerres et exils, qui a connu la faim et la peur. Mais devant cette chaise, tous les âges se mêlent. Vous n&rsquo;êtes plus l&rsquo;homme d&rsquo;affaires, ni le chef de famille, ni le frère, ni le survivant. Vous n&rsquo;êtes qu&rsquo;un fils qui regarde le vide et comprend, enfin, ce que signifie l&rsquo;absence d&rsquo;une mère.</strong></p>
<p><strong>Dehors, la nuit tombe sur la ville. Les premiers lampadaires s&rsquo;allument. Des voix d&rsquo;enfants montent de la rue. La vie continue. Elle continuera sans elle, comme elle a continué sans votre père, comme elle a continué sans tant d&rsquo;autres. Mais ce soir, pour vous, la vie a un goût de cendre.</strong></p>
<p><strong>Vous vous levez lentement. Vous vous approchez de la chaise. Vous posez la main sur l&rsquo;accoudoir, à l&rsquo;endroit précis où elle posait la sienne. Le bois est froid. Mais vous sentez quelque chose — une trace, un souvenir, une présence qui n&rsquo;a pas tout à fait quitté les lieux. Vous fermez les yeux. Et dans l&rsquo;obscurité, vous la voyez. Pas son visage — vous avez dépassé l&rsquo;âge des visages précis. Mais sa silhouette droite, ses mains croisées, son regard fixé sur la rue poussiéreuse de Guercif. Sa présence. Cette présence qui a tenu vingt-huit ans sans faiblir.</strong></p>
<p><strong>Vous ne déplacez pas la chaise. Vous ne le pouvez pas. Car déplacer la chaise, ce serait admettre qu&rsquo;elle ne reviendra pas. Et vous n&rsquo;êtes pas prêt.</strong></p>
<p><strong>Alors vous restez debout devant elle, les yeux fixés sur ce vide qui vous regarde. Et dans ce vide, vous entendez tout ce qu&rsquo;elle a dit sans un mot : le matin, le soir, le quotidien, ce rien qui était tout. Les vingt-huit années de veuvage. Les six enfants qu&rsquo;elle a élevés seule. Les nuits sans sommeil. Les jours sans pain. Et cette phrase, la seule qu&rsquo;elle ait demandée : « La chaise&#8230; ne la jette pas. »</strong></p>
<p><strong>Vous ne la jetterez pas. Vous la laisserez là, à sa place, face à la fenêtre. Car elle est devenue un témoin. Témoin de ce que fut la vie d&rsquo;une mère. Témoin silencieux qu&rsquo;une femme s&rsquo;est assise là, un jour, et qu&rsquo;elle a été, tout simplement, tout ce qui a fait de vous des hommes et une femme.</strong></p>
<p><strong>La chaise reste vidée.</strong></p>
<p><strong>Mais elle n&rsquo;est pas vide de sens.</strong></p>
<p><strong>Vous revenez vous asseoir à votre place. Face à elle. Comme quand vous étiez enfant. Comme quand vous rentriez tard. Comme avant d&rsquo;avoir compris que l&rsquo;amour d&rsquo;une mère ne se mesure pas aux mots, mais au silence partagé sur une chaise, face à une fenêtre, dans l&rsquo;attente du retour de la vie.</strong></p>
<p><strong>Ce soir, la vie est revenue. Mais elle s&rsquo;assied là où nul ne peut la voir.</strong></p>
<p><strong>Vous posez votre front sur la table. Et pour la première fois depuis deux ans, vous pleurez. Pas en silence, comme elle vous l&rsquo;a appris. Non. Vous pleurez comme un enfant, comme celui que vous étiez quand elle était là, sur sa chaise, veillant sur vous.</strong></p>
<p><strong>Et dans vos larmes, vous l&rsquo;entendez. Sa voix. La dernière. « La chaise&#8230; ne la jette pas. »</strong></p>
<p><strong>Vous ne la jetterez pas.</strong></p>
<p><strong>Jamais.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En images &#8211; Le Maroc vole au secours de la RDC, frappée par une importante épidémie d&#8217;Ebola</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214697</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 15:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Un avion C-130H des Forces Royales marocaines a atterri le lundi 22 juin 2026 à l’aéroport de Bunia avec à son bord une importante cargaison de matériel médical et logistique destinée à renforcer les capacités de la MONUSCO dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri, rapporte ReliefWeb, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un avion C-130H des Forces Royales marocaines a atterri le lundi 22 juin 2026 à l’aéroport de Bunia avec à son bord une importante cargaison de matériel médical et logistique destinée à renforcer les capacités de la MONUSCO dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri, rapporte <span class="" data-sfc-cp="" data-sfc-root="ep" data-sfc-cb="" data-sfc-inited="2" data-copy-service-computed-style="font-family: &quot;Google Sans&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(0, 29, 53);"><a class="H23r4e" href="https://reliefweb.int/" target="_blank" rel="noopener" data-hveid="CAIIAAgACAsQAg" aria-label="ReliefWeb. Aperçu du lien. Site : ReliefWeb. Titre : ReliefWeb - Informing humanitarians worldwide. URL : https://reliefweb.int/." data-copy-service-computed-style="font-family: &quot;Google Sans&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: underline; border-bottom: 0px rgb(26, 13, 171);">ReliefWeb, </a></span>un portail numérique d&rsquo;information humanitaire, géré par le <span class="" data-sfc-cp="" data-sfc-root="ep" data-sfc-cb="" data-copy-service-computed-style="font-family: &quot;Google Sans&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 400; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(10, 10, 10);"><a class="H23r4e" href="https://www.unocha.org/publications/report/world/reliefweb-20-ans-au-service-des-humanitaires-dans-le-monde" target="_blank" rel="noopener" data-hveid="CAIIAAgACAsQAw" data-copy-service-computed-style="font-family: &quot;Google Sans&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: underline 1px rgb(26, 13, 171); border-bottom: 0px rgb(26, 13, 171);">Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA)</a><!--TgQPHd||[[&quot;https://www.unocha.org/publications/report/world/reliefweb-20-ans-au-service-des-humanitaires-dans-le-monde&quot;,null,null,[null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,null,[{&quot;1218&quot;:[16]}]],16,null,&quot;ReliefWeb : 20 ans au service des humanitaires dans le monde&quot;,&quot;Cette semaine, le service d&#39;information humanitaire ReliefWeb lance une campagne participative avec son nombre croissant d&#39;utilisateurs. ReliefWeb, dont le site est maintenant visité par plus de 450.000 utilisateurs chaque mois, a été lancé en 1996 au moment de la crise des Grands Lacs en Afrique de l&#39;est pour améliorer l&#39;accès et l&#39;échange d&#39;informations humanitaires. Fourni par OCHA, le service en ligne a été approuvé par l&#39;Assemblée générale en 1997 au travers de sa résolution 51/194, qui a reconnu l&#39;importance critique de l&#39;information fiable et opportune lors de crises humanitaires. La plateforme contient près de 700.000 rapports et cartes sur les crises et les catastrophes humanitaires mondiales.&quot;,null,&quot;OCHA&quot;,&quot;https://encrypted-tbn3.gstatic.com/faviconV2?url\u003dhttps://www.unocha.org\u0026client\u003dAIM\u0026size\u003d128\u0026type\u003dFAVICON\u0026fallback_opts\u003dTYPE,SIZE,URL&quot;,[[1782399194702347,146535321,2936646153],null,null,null,null,[[2,0,0,10]]],null,&quot;f3c11f5e-a620-410c-b4db-57716c1f0104&quot;]]--></span> des Nations unies.</strong></p>
<p><strong>Ce premier lot de neuf tonnes comprend des médicaments, des produits pharmaceutiques, des équipements de protection individuelle, ainsi qu’un large éventail d’équipements médicaux, biomédicaux, de laboratoire, de diagnostic, de désinfection et de surveillance des patients.</strong></p>
<p><strong>Le matériel est destiné au personnel de la MONUSCO (congolais et international, civil et militaire), notamment pour renforcer les capacités de l’hôpital de niveau 2 géré par le contingent marocain. Il vise à soutenir la prévention, la prise en charge et la protection du personnel de la Mission, afin de lui permettre de poursuivre ses activités essentielles dans un contexte sanitaire particulièrement sensible.</strong></p>
<p><strong>Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours pour acheminer du matériel complémentaire et déployer une équipe médicale marocaine spécialisée, venue renforcer les capacités de la MONUSCO dans la riposte contre Ebola. La réception de ce matériel s’inscrit dans le cadre d’un pont aérien établi entre le Royaume du Maroc et la République démocratique du Congo.</strong></p>
<p><strong>René Ngamba, de la Direction générale de la protection civile, a salué l’initiative et exprimé la gratitude du gouvernement congolais envers le Royaume du Maroc et la MONUSCO. </strong></p>
<p><strong>La contribution du Royaume du Maroc vient donc renforcer un dispositif déjà engagé sur le terrain, au service d’un objectif commun : protéger les populations et permettre à la MONUSCO de continuer à remplir son mandat de protection des civils en Ituri.</strong></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-214719" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma3.jpeg" alt="" width="1080" height="618" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma3.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma3-300x172.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma3-1024x586.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma3-768x439.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-214721" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma4.jpeg" alt="" width="1080" height="598" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma4.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma4-300x166.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma4-1024x567.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma4-768x425.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-214725" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma2-1.jpeg" alt="" width="1080" height="588" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma2-1.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma2-1-300x163.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma2-1-1024x558.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/RDC-Ma2-1-768x418.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Propositions pratiques pour la résolution du problème des terres collectives</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214408</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 13:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[Guercif]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Première partie : Analyse du texte original – Une vision de développement ambitieuse. La note de M. Abdeslam Seddiki constitue une lecture politique et de développement intégrée de la réalité de la province de Guercif. Les points essentiels qu&#8217;elle soulève méritent d&#8217;être salués, car elle sort du cadre du constat traditionnel pour &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Première partie : Analyse du texte original – Une vision de développement ambitieuse.</strong></p>
<p><strong>La note de M. Abdeslam Seddiki constitue une lecture politique et de développement intégrée de la réalité de la province de Guercif. Les points essentiels qu&rsquo;elle soulève méritent d&rsquo;être salués, car elle sort du cadre du constat traditionnel pour entrer dans celui de la programmation stratégique :</strong></p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Fabdeslam.seddiki%2Fposts%2Fpfbid02PvL2Z3wDHXxUgahcBmNiSEq8SD9NumZNtGiEwhFe9d26XH4SNZRYCb5H8WrrqQDBl&amp;show_text=true&amp;width=500" width="500" height="709" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>1. Passer des infrastructures à la création de richesse.</strong><br />
<strong>Le débat dépasse la question classique du désenclavement et de la fourniture de services pour poser une question fondamentale : comment transformer la production agricole en valeur ajoutée et en emplois ? Cette approche est en phase avec les grandes orientations des stratégies agricoles du Maroc, qui mettent l&rsquo;accent sur la valorisation des produits et le renforcement des chaînes de valeur.</strong><br />
<strong>2. Faire de l&rsquo;olivier un moteur économique.</strong><br />
<strong>Le texte place la filière oléicole au cœur du projet de développement, ce qui est un choix réaliste, les données indiquant que la région de l&rsquo;Oriental, dont fait partie la province de Guercif, constitue un pôle important de production d&rsquo;olives à l&rsquo;échelle nationale. Toutefois, cela ne doit pas se limiter à une seule culture.</strong><br />
<strong>3. Lier l&rsquo;agriculture au développement humain.</strong><br />
<strong>Le texte souligne un paradoxe important : la réussite agricole ne s&rsquo;est pas suffisamment traduite par une amélioration des conditions de vie des populations et une réduction du chômage, notamment chez les jeunes et les femmes. Ce paradoxe est au cœur de la problématique du développement local.</strong><br />
<strong>4. Appel à une nouvelle gouvernance locale</strong><br />
<strong>Il invite à adopter un projet collectif associant tous les acteurs locaux – élus, administration, opérateurs économiques et société civile – pour construire un véritable « pacte territorial ». Cette proposition s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;esprit de la régionalisation avancée et de la gouvernance participative.</strong></p>
<p><strong>Deuxième partie : Commentaire sur les observations annexées – Un apport qualitatif et une correction nécessaire.</strong></p>
<p><strong>Les observations que j&rsquo;ai annexées au texte original apportent un complément qualitatif et une correction importante à la vision proposée, et se déclinent en deux points essentiels :</strong></p>
<p><strong>1. La diversification de la production agricole.</strong></p>
<p><strong>Le texte original s&rsquo;est focalisé de manière intensive sur l&rsquo;olivier, alors que l&rsquo;observation souligne avec précision que les potentialités naturelles de la province de Guercif dépassent cette seule culture pour inclure divers arbres fruitiers tels que le figuier, le grenadier, l&rsquo;abricotier, le pêcher et le cognassier. Cette ouverture de la vision permet de diversifier les sources de revenus, de réduire la dépendance à une seule culture et de renforcer la résilience économique de la province face aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés.</strong></p>
<p><strong>2. La question foncière (terres collectives / soulaliyates) – Le point le plus fondamental</strong></p>
<p><strong>Le texte original a évoqué la problématique foncière de manière générale, mais l&rsquo;observation précise que la majorité des terres sont des « terres collectives ou soulaliyates ». Elle souligne que le problème ne réside pas seulement dans l&rsquo;absence d&rsquo;immatriculation, mais dans la complexité de la situation juridique résultant du transfert de la jouissance par les ayants droit à d&rsquo;autres personnes (contre rémunération), avec une transmission de cette jouissance de génération en génération, parfois sans prise en compte des droits des femmes héritières.</strong></p>
<p><strong>Cette situation crée un état d&rsquo;insécurité juridique qui entrave tout investissement réel et rend difficile l&rsquo;application de tout plan de développement ambitieux sans un traitement radical de ce dossier épineux. Une terre entachée d&rsquo;incertitude ne peut servir de garantie pour des prêts, ni de support pour des investissements à long terme, ni de base pour une planification urbaine ou agricole structurée.</strong></p>
<p><strong>Troisième partie : Solutions proposées pour la problématique des terres collectives (soulaliyates) à Guercif – Approche juridique et administrative.</strong></p>
<p><strong>À partir de la réalité décrite, et au regard des législations et politiques publiques en vigueur au Maroc, les solutions suivantes peuvent être proposées, réparties entre ce qui est possible au niveau local et ce qui est envisagé au niveau ministériel (Ministère de l&rsquo;Intérieur, via la Direction des Affaires Rurales et des Coopératives, en coordination avec l&rsquo;Agence Nationale de la Conservation Foncière et du Cadastre).</strong></p>
<p><strong>A. Solutions possibles au niveau de la commune, de la province ou du tribunal local.</strong></p>
<p><strong>1. Pour les ayants droit d&rsquo;origine (héritiers légaux).</strong></p>
<p><strong>● Encourager les procédures de conciliation au sein de la famille ou de la tribu.</strong><br />
<strong>Il est possible de recourir à des mécanismes de médiation tribale ou clanique pour déterminer les parts successorales, avec l&rsquo;assistance d&rsquo;adel (notaires traditionnels) ou d&rsquo;experts en sciences du partage (fara&rsquo;id), avant de soumettre l&rsquo;accord au tribunal de la famille pour homologation.</strong><br />
<strong>● Introduire des actions en justice pour établir les droits devant les tribunaux de première instance.</strong><br />
<strong>En cas de litige, tout héritier peut intenter une action pour établir son droit successoral, sur la base des documents d&rsquo;état civil et des actes coutumiers (comme les actes de vente ou les certificats de notaires), afin d&rsquo;obtenir un jugement déterminant les parts.</strong><br />
<strong>● Demander une indemnisation financière équitable en contrepartie du transfert de jouissance.</strong><br />
<strong>Dans les cas où les ayants droit ont cédé la jouissance de la terre à des tiers contre des sommes d&rsquo;argent, il est possible de réviser ces accords par la conciliation ou par voie judiciaire, surtout s&rsquo;il s&rsquo;avère que les sommes n&rsquo;étaient pas équitables, ou que l&rsquo;accord a été conclu sous pression ou sans tenir compte des droits des femmes ou des mineurs.</strong></p>
<p><strong>2. Pour les bénéficiaires actuels (ayant acquis ou hérité de la jouissance).</strong></p>
<p><strong>● Transformer les contrats de jouissance coutumiers en contrats de location à long terme officiellement enregistrés.</strong><br />
<strong>Les bénéficiaires peuvent se présenter à la commune ou à l&rsquo;autorité locale pour officialiser leur statut de locataires ou de jouisseurs, avec une durée et un loyer symbolique fixés, accompagnés d&rsquo;un engagement à investir et à améliorer la terre.</strong><br />
<strong>● Recourir à la procédure de prescription acquisitive (possession pendant 30 ans).</strong><br />
<strong>Si les conditions de possession paisible, continue, non équivoque et non contestée pendant 30 ans sont réunies, le bénéficiaire peut intenter une action en justice pour devenir propriétaire par prescription, conformément à l&rsquo;article 89 du Code des Droits Réels, surtout s&rsquo;il dispose de documents prouvant le début de la possession.</strong><br />
<strong>● Demander l&rsquo;immatriculation collective des terres au nom des bénéficiaires actuels.</strong><br />
<strong>Dans certains cas, et avec l&rsquo;accord des parties concernées, une demande d&rsquo;immatriculation foncière peut être déposée pour les terres exploitées, en prouvant les transactions coutumières effectuées, avec une publicité légale pour donner un caractère officiel à la propriété.</strong></p>
<p><strong>B. Solutions envisagées au niveau du ministère de tutelle (Ministère de l&rsquo;Intérieur – Direction des Affaires Rurales).</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;État marocain considère le dossier des terres collectives (soulaliyates) comme une priorité nationale, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la promotion de l&rsquo;investissement agricole. À cet égard, plusieurs mesures législatives et administratives ont été prises :</strong></p>
<p><strong>1. La loi 62-17 promulguée en 2019.</strong></p>
<p><strong>Cette loi constitue un tournant dans la gestion des terres collectives, car elle permet de :</strong></p>
<p><strong>● Créer des conseils de gestion des terres collectives comprenant des représentants des bénéficiaires et de l&rsquo;administration, pour gérer les affaires foncières de manière démocratique et transparente.</strong><br />
<strong>● Conclure des contrats de location à long terme (jusqu&rsquo;à 40 ans) au profit des investisseurs, encourageant ainsi l&rsquo;investissement privé tout en préservant la propriété collective pour les générations futures.</strong><br />
<strong>● Déterminer des mécanismes de répartition équitable des revenus (loyers, indemnités, bénéfices) entre les bénéficiaires, avec la possibilité d&rsquo;allouer des parts aux femmes, veuves et orphelins.</strong></p>
<p><strong>2. La politique d&rsquo;immatriculation foncière (ANCFCC).</strong></p>
<p><strong>● L&rsquo;Agence Nationale de la Conservation Foncière a lancé des campagnes d&rsquo;incitation à l&rsquo;immatriculation des terres collectives, avec des subventions financières et un accompagnement technique pour les communes et les provinces afin d&rsquo;accélérer le processus.</strong><br />
<strong>● L&rsquo;immatriculation est devenue une condition essentielle pour bénéficier des programmes de soutien agricole (comme « Génération Verte ») et pour obtenir des prêts bancaires, créant ainsi une incitation forte pour les parties concernées à régulariser leur situation.</strong></p>
<p><strong>3. Les commissions régionales de conciliation et de médiation.</strong></p>
<p><strong>● Le Ministère de l&rsquo;Intérieur, en coordination avec le Ministère de la Justice, a mis en place des commissions régionales mixtes (administrateurs, juges à la retraite, notables, experts fonciers) pour résoudre les litiges relatifs aux terres collectives avant qu&rsquo;ils n&rsquo;atteignent les tribunaux, ce qui a permis d&rsquo;économiser du temps et des efforts considérables pour les justiciables.</strong></p>
<p><strong>4. Les instructions ministérielles concernant les droits des femmes.</strong></p>
<p><strong>● Les circulaires ministérielles ont insisté sur la nécessité d&rsquo;inscrire les femmes sur les listes des bénéficiaires et d&rsquo;adopter le principe d&rsquo;égalité dans la jouissance des revenus des terres collectives, en particulier dans les projets de développement, bien que l&rsquo;application reste inégale selon les régions.</strong></p>
<p><strong>Quatrième partie : Conclusion et synthèse générale.</strong></p>
<p><strong>Le texte original de M. Abdeslam Seddiki constitue un document politique ambitieux qui définit les grandes orientations du développement de la province de Guercif. Cependant, les observations annexées rappellent l&rsquo;importance de descendre dans les détails de la réalité, où la question de la régularisation de la situation du foncier agricole demeure l&rsquo;obstacle majeur qui, s&rsquo;il n&rsquo;est pas résolu, réduira toute vision de développement à un simple vœu pieux.</strong></p>
<p><strong>Le véritable défi pour Guercif ne réside pas seulement dans la transformation de l&rsquo;olive en produit à valeur ajoutée, mais dans la transformation de la terre elle-même en un outil clair et légal de production et d&rsquo;investissement. Ceci nécessite :</strong></p>
<p><strong>1. Une volonté politique locale et régionale pour activer les lois existantes (notamment la loi 62-17) plutôt que d&rsquo;attendre de nouvelles lois.</strong><br />
<strong>2. Des initiatives de conciliation entre les ayants droit d&rsquo;origine et les bénéficiaires actuels, sous l&rsquo;égide de l&rsquo;autorité locale et de la justice, pour sortir de la logique du conflit et entrer dans celle du partenariat.</strong><br />
<strong>3. Des campagnes de sensibilisation et d&rsquo;incitation sur l&rsquo;importance de l&rsquo;immatriculation foncière, avec des aides financières et techniques pour ceux qui souhaitent régulariser leur situation.</strong><br />
<strong>4. Une intégration effective des femmes dans le processus de répartition équitable de la jouissance, non seulement dans les textes mais aussi dans la pratique quotidienne des communes et des provinces.</strong></p>
<p><strong>La réussite de tout projet de développement à Guercif, qu&rsquo;il concerne l&rsquo;olivier, les arbres fruitiers ou les industries de transformation, passe inévitablement par la porte du foncier. Une terre juridiquement claire est une terre susceptible d&rsquo;être investie, et une terre investie est une terre capable de produire de la richesse, des emplois et de la dignité.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mondial 2026: la cérémonie d&#8217;ouverture, comme si vous y étiez [Vidéo]</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213838</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 21:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Coupe du Monde 2026 s’est officiellement lancée ce jeudi soir par la cérémonie d’ouverture au cœur du mythique stade Azteca de Mexico dont Shakira a fait vibrer les 80.000 spectateurs.. Retrouvez les plus belles photos de l’évènement.</strong></p>
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<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> OFFICIEL ! La Coupe du monde 2026 est lancée ! <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44f.png" alt="👏" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://x.com/hashtag/lequipe237?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#lequipe237</a> <a href="https://t.co/x1XBwY3yRu">pic.twitter.com/x1XBwY3yRu</a></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Vidéo] M. Bourita reçoit le ministre des Affaires étrangères du Commonwealth de la Dominique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212272</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 12:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[Commonwealth de la Dominique]]></category>
		<category><![CDATA[nasser bourita]]></category>
		<category><![CDATA[Vince Henderson.]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, a reçu, ce jeudi à Rabat, son homologue du Commonwealth de la Dominique, M. Vince Henderson. Le Commonwealth de la Dominique soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, a reçu, ce jeudi à Rabat, son homologue du Commonwealth de la Dominique, M. Vince Henderson.</p>
<p>Le Commonwealth de la Dominique soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara marocain.</p>
<p>&nbsp;</p>

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<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Madagascar apporte son soutien à l&#8217;intégrité territoriale du Royaume et au plan marocain d’autonomie, tout en saluant l’adoption de la résolution 2797</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/211955</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 12:31:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[La République de Madagascar, attachée au principe de l’intégrité territoriale des États membres des Nations Unies, a exprimé son soutien au respect de la souveraineté du Royaume du Maroc et de son intégrité territoriale. Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint sanctionnant les entretiens, mardi à Rabat, entre le ministre des Affaires étrangères, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La République de Madagascar, attachée au principe de l’intégrité territoriale des États membres des Nations Unies, a exprimé son soutien au respect de la souveraineté du Royaume du Maroc et de son intégrité territoriale.</strong></p>
<p><strong>Cette position a été exprimée dans un <a href="https://diplomatie.ma/fr/madagascar-apporte-son-soutien-%C3%A0-lint%C3%A9grit%C3%A9-territoriale-du-royaume-et-au-plan-marocain-d%E2%80%99autonomie-tout-en-saluant-l%E2%80%99adoption-de-la-r%C3%A9solution-2797">communiqué conjoint</a> sanctionnant les entretiens, mardi à Rabat, entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, et la ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar, Mme Alice N’Diaye.</strong></p>
<p><strong>Dans ce communiqué conjoint, la République de Madagascar a également réitéré sa position de soutien au rôle exclusif des Nations Unies, ainsi qu&rsquo;aux efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel pour le règlement du différend autour du Sahara.</strong></p>
<p><strong>Dans cet esprit, la République de Madagascar s&rsquo;est félicitée de l&rsquo;adoption de la résolution 2797 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, affirmant qu&rsquo;une « véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait être une solution des plus réalisables ».</strong></p>
<p><strong>Dans le même sillage, la République de Madagascar a exprimé son appui à l&rsquo;Initiative d’autonomie présentée par le Royaume du Maroc qui s&rsquo;inscrit dans la continuité du consensus international grandissant autour de cette initiative, généré par la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-211956" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/MADA1.jpeg" alt="" width="1032" height="688" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/MADA1.jpeg 1032w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/MADA1-300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/MADA1-1024x683.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/MADA1-768x512.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-211958" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mada2.jpeg" alt="" width="1032" height="688" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mada2.jpeg 1032w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mada2-300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mada2-1024x683.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mada2-768x512.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Engagement dans la fonction publique au Maroc : de la contrainte à l’attractivité, un équilibre à trouver</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/211796</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:39:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI L’annonce gouvernementale du 15 mai 2026 relative à la réduction progressive de la durée d’engagement des médecins formés par l’État – de huit à trois ans à l’horizon 2032 – ne relève pas d’un simple ajustement technique. Elle signale une rupture profonde dans la philosophie de gestion des ressources humaines publiques au &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</div>
<div></div>
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<div></div>
<div></div>
<div>
<p><span style="font-weight: 400;">L’annonce gouvernementale du 15 mai 2026 relative à la réduction progressive de la durée d’engagement des médecins formés par l’État – de huit à trois ans à l’horizon 2032 – ne relève pas d’un simple ajustement technique. Elle signale une rupture profonde dans la philosophie de gestion des ressources humaines publiques au Maroc. Derrière le cas emblématique du secteur de la santé se profile une question de fond : faut-il généraliser cette logique de flexibilité à l’ensemble de la fonction publique, et à quelles conditions ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;"> La logique originelle du contrat d’engagement : un investissement garanti.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le dispositif actuel s’ancre dans le dahir n° 1-58-008 portant statut général de la fonction publique, complété par des décrets sectoriels. Son principe est simple : l’État finance une formation (initiale ou continue) et, en contrepartie, le fonctionnaire s’engage à servir durant une durée déterminée – variable selon les corps : 8 ans pour les médecins, 5 à 8 ans pour les enseignants, 4 ans ou plus pour d’autres filières. Cette mécanique vise à sécuriser le retour sur investissement public et à garantir la continuité des services, particulièrement dans les zones défavorisées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pourtant, ce modèle atteint ses limites. La longueur de l’engagement, pensée comme un gage de stabilité, s’est muée en repoussoir. Dans la santé, elle a alimenté la « fuite des cerveaux » : entre 600 et 700 médecins quittent chaque année le Maroc, soit près de 30 % des effectifs formés.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol start="2">
<li><span style="font-weight: 400;"> Le secteur de la santé : catalyseur d’un nouveau paradigme.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à ce constat, l’exécutif a osé un virage. La réforme récente ne se contente pas de réduire le nombre d’années ; elle change de logique :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"> Diagnostic de crise : l’engagement à très long terme (8 ans) est devenu un facteur de répulsion, détournant les jeunes médecins du secteur public ou les poussant à l’exil dès leur liberté acquise.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Nouvelle approche : substituer à la contrainte légale une stratégie d’« attractivité professionnelle ». Donner un horizon de liberté plus rapproché (3 ans) vise à fidéliser par adhésion, non par obligation.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette bascule est accompagnée de mesures financières (hausse de 3 800 dirhams mensuels pour les médecins) et de perspectives de carrière. Mais le pari reste risqué : d’ici 2032, la période transitoire maintiendra des engagements de 5 à 6 ans, laissant une fenêtre aux recruteurs étrangers.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol start="3">
<li><span style="font-weight: 400;"> Pourquoi une généralisation à l’ensemble de la fonction publique est délicate.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’idée d’étendre cette flexibilité à d’autres secteurs essentiels – Éducation nationale, Justice, Finances, ingénierie d’État – se heurte à plusieurs réalités :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"> Disparité des coûts de formation : former un médecin spécialiste coûte bien plus cher qu’un enseignant ou un administrateur. L’État peut accepter un amortissement plus rapide dans un cas, mais pas dans l’autre.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Risque d’hémorragie professionnelle : dans l’Éducation nationale, les décideurs redoutent qu’un engagement réduit à 3 ans provoque des départs massifs vers le privé dès l’acquisition d’une première expérience, déstabilisant la carte scolaire.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Spécificité des corps régaliens : magistrats, officiers de sécurité ou agents des finances publiques exigent une stabilité longue pour consolider l’expertise et garantir la continuité de l’État.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, l’uniformisation calendaire (les « 3 ans ») semble inadaptée. Ce qui mérite d’être généralisé, c’est la philosophie de flexibilité raisonnée, calibrée secteur par secteur.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol start="4">
<li><span style="font-weight: 400;"> Les conséquences juridiques et sociales d’une rupture d’engagement.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que se passe-t-il concrètement si un fonctionnaire quitte son poste avant le terme de son engagement ? La loi et les contrats sont dissuasifs :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"> Obligation financière : remboursement total ou partiel des frais de formation, souvent exorbitants (certains contrats prévoient un montant dégressif selon les années effectuées).</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Sanctions disciplinaires : l’abandon de poste non autorisé peut conduire à la révocation, entraînant la perte des droits à la retraite et l’interdiction de postuler à nouveau dans la fonction publique – une véritable « mort civile » professionnelle.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce dispositif est conçu pour protéger l’investissement public, mais son effet peut être pervers : il enferme des fonctionnaires désireux de mobilité, au lieu de les motiver.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol start="5">
<li><span style="font-weight: 400;"> Impact sur la migration des compétences et les besoins nationaux.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réduction de la durée d’engagement aura-t-elle l’effet escompté sur la fuite des cerveaux ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"> Optimisme mesuré : offrir une liberté plus rapide peut retenir certains jeunes qui hésitent à s’engager pour une décennie. Associé à une amélioration des conditions de travail, cela crée une incitation positive.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Risque persistant : les écarts de rémunération et d’opportunités avec les pays du Golfe, l’Europe ou l’Amérique du Nord demeurent considérables. Un médecin qui souhaite partir le fera après 3 ans au lieu de 8 ans – la « fenêtre de sortie » s’ouvre juste plus tôt.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant aux besoins en cadres supérieurs, ils sont colossaux. Pour les seuls médecins, le Maroc a besoin de 34 000 praticiens supplémentaires pour atteindre les standards internationaux, et le déficit pourrait atteindre 53 000 d’ici 2035. La formation a été massivement augmentée, mais le défi est la fidélisation. Sans une amélioration systémique de l’attractivité (rémunération, équipements, perspectives de carrière, qualité de vie dans les zones reculées), la réduction de l’engagement ne sera qu’un pansement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conclusion : vers un nouveau pacte social avec le fonctionnaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réforme de l’engagement dans la santé n’est pas une simple mesure technique. Elle est le révélateur d’une mutation nécessaire : l’État doit passer d’une logique de rétention par la contrainte à une logique de rétention par l’attractivité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela implique de reconnaître que le fonctionnaire n’est plus un « servant » captif, mais un partenaire dont les aspirations légitimes à la mobilité et à l’épanouissement professionnel doivent être intégrées. L’équilibre futur repose sur trois piliers :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;"> Des durées d’engagement différenciées selon le coût de formation et les besoins de continuité du service public.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Un remboursement proportionnel des frais de formation en cas de départ anticipé, sans sanction confiscatoire.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;"> Des politiques d’attractivité structurelles (carrières, environnement de travail, reconnaissance) qui rendent le service public désirable, même au-delà de l’obligation légale.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le pari est audacieux, mais nécessaire. Un fonctionnaire qui choisit de rester par adhésion servira l’État bien plus loyalement que celui qui supporte son engagement comme une peine. La réforme du 15 mai 2026 ouvre la voie ; reste à l’étendre, avec intelligence et pragmatisme, à l’ensemble de la fonction publique marocaine.</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La météo de ce mercredi 6 mai: Soleil, nuages et vents forts</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/210922</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici les prévisions météorologiques de ce mercredi 6 mai 2026 : – Temps assez chaud sur le Sud-est et le Sud des provinces sahariennes. – Nuages instables avec averses orageuses par endroits sur l’Atlas et l’Oriental. – Ciel passagèrement nuageux avec ondées éparses sur le Sud-est, le Sud des provinces sahariennes, la Méditerranée et par endroit &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici les prévisions météorologiques de ce mercredi 6 mai 2026 :</p>
<p>– Temps assez chaud sur le Sud-est et le Sud des provinces sahariennes.</p>
<p>– Nuages instables avec averses orageuses par endroits sur l’Atlas et l’Oriental.</p>
<p>– Ciel passagèrement nuageux avec ondées éparses sur le Sud-est, le Sud des provinces sahariennes, la Méditerranée et par endroit sur les plaines atlantiques nord et centre.</p>
<p>– Rafales de vent assez fortes sur les côtes centre, le Sud-est, l’Atlas et le Sud avec chasse-poussières locales.</p>
<p>– Température minimale de l’ordre de 00/06°C sur l’Atlas et le Rif, de 18/26°C sur le Sud-est et l’extrême sud, et de 11/18°C partout ailleurs.</p>
<p>– Température diurne en légère hausse sur le Tangérois et le Nord de l’Oriental et en baisse partout ailleurs.</p>
<p>– Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, belle à peu agitée sur le Détroit, peu agitée au Nord de Mohammedia et peu agitée à agitée au Sud.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz DAOUDA. GITEX Africa à Marrakech : vitrine d’ambition ou révélateur de contradictions ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209150</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 10:43:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Gitex Africa]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz DAOUDA À Marrakech, le GITEX Africa ferme ses portes dans une effervescence désormais familière: milliers d’exposants, dizaines de milliers de visiteurs, délégations internationales, startups africaines en quête de visibilité. Le Maroc affiche ainsi une ambition claire: devenir un hub technologique continental, voire une plateforme euro-africaine de l’innovation. Mais derrière cette vitrine séduisante, une question &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Aziz DAOUDA</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-209155" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/diwda.jpg" alt="" width="431" height="431" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/diwda.jpg 431w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/diwda-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/diwda-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 431px) 100vw, 431px" /></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><span class="blu-article-lead">À Marrakech, le GITEX Africa ferme ses portes dans une effervescence désormais familière: milliers d’exposants, dizaines de milliers de visiteurs, délégations internationales, startups africaines en quête de visibilité.</span> Le Maroc affiche ainsi une ambition claire: devenir un hub technologique continental, voire une plateforme euro-africaine de l’innovation.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Mais derrière cette vitrine séduisante, une question s’impose avec acuité: le pays se donne-t-il réellement l&rsquo;ensemble des moyens de ses ambitions, si légitimes soient elles?</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le Maroc part certainement avec des avantages indéniables. Sa stabilité politique, ses infrastructures modernes, son positionnement géographique stratégique, ainsi que ses investissements dans les télécoms et les énergies renouvelables ou encore le niveau sans doute compétitif de ses jeunes et de ses universités, en font un candidat sérieux pour accueillir l’économie numérique africaine.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Des institutions comme UM6P ou Technopark Maroc participent à l’émergence d’un écosystème entrepreneurial dynamique. Les talents sont là. la volonté sûrement, Les idées aussi. Et pourtant.</p>
<p class="blu-article-paragraph">L’innovation ne se décrète pas, elle se libère. L’économie de l’intelligence artificielle et des startups repose sur un principe fondamental: la vitesse. Vitesse d’exécution, vitesse de décision, vitesse de transaction. Or, au Maroc, cette vitesse est souvent ralentie, entravée.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le cœur du problème réside dans le paradoxe de vouloir bâtir une économie digitale moderne tout en maintenant des logiques administratives héritées d’une économie de contrôle, pour ne pas dire d&rsquo;un autre temps.<br />
L’initiative et l’innovation exigent de la liberté. Liberté d’investir, de transférer, de commercer, de tester et souvent d’échouer. Plus les contraintes sont nombreuses, plus l’innovation se contracte. Ainsi le verrou du change est un handicap structurel.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le rôle de l&rsquo;Office des changes est central dans cette équation. Conçu pour protéger les équilibres macroéconomiques, son cadre réglementaire apparaît aujourd’hui en décalage avec les exigences du numérique. Un entrepreneur marocain qui souhaite payer un service cloud à l’étranger, lever des fonds internationaux, vendre une solution SaaS à l’international, ou simplement tester un modèle économique global se heurte souvent à des délais, des plafonds ou des procédures incompatibles avec la réalité du marché moderne. Alors que son concurrent en France à Londres « Silicon Valley » européenne va pouvoir aller et conclure beaucoup plus vite. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Allemagne, la Suède et les Pays-Bas sont des acteurs majeurs, soutenus par une forte dynamique d&rsquo;innovation et des investissements en IA et SaaS. La nouvelle économie ici a trouvé un terroir des plus intelligent.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Là où une startup doit agir en millisecondes, ici elle attend parfois des jours, voire des semaines. Dans un monde où la concurrence est instantanée, ce décalage est fatal.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Restons sur notre continent et posons la question de savoir pourquoi d’autres pays africains avancent plus vite ?<br />
Elle dérange mais mérite d’être posée sans complexe: pourquoi des pays, parfois moins dotés en infrastructures, attirent-ils davantage les géants de la tech et de l’IA ?</p>
<p class="blu-article-paragraph">Des écosystèmes comme ceux de Lagos, Accra, Nairobi, Maurice ou Kigali ont compris une chose essentielle: dans l’économie numérique, la régulation doit accompagner et non freiner.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le Rwanda mise sur une administration agile et pro-business. Le Kenya bénéficie d’un écosystème fintech libéré et innovant. Le Nigeria, malgré ses défis, offre une profondeur de marché et une flexibilité opérationnelle qui séduisent les investisseurs. Pendant ce temps, les grands acteurs de la tech hésitent à s’implanter durablement au Maroc, malgré ses atouts structurels. Le risque est celui de devenir une vitrine sans substance. Le danger est clair : que des événements comme GITEX Africa deviennent des vitrines brillantes mais déconnectées de la réalité du terrain où d&rsquo;autres viennent faire du business et repartent.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Une économie numérique ne se construit pas à coups de salons internationaux, mais par des réformes structurelles profondes. Sans cela, le Maroc risque de rester un lieu de passage et non un lieu d’ancrage pour l’innovation.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Pour transformer l’ambition en réalité, plusieurs leviers doivent être activés sans plus tarder :</p>
<ol class="blu-list">
<li class="blu-list">Libéraliser progressivement le régime de change.</li>
</ol>
<p class="blu-article-paragraph">Permettre aux startups : d’ouvrir librement des comptes en devises, de transférer des fonds sans lourdeurs administratives, d’opérer à l’international en temps réel. Un véritable cadre spécifique pour les entreprises tech exportatrices pourrait être ainsi instauré.</p>
<ol class="blu-list">
<li class="blu-list">Créer un “sandbox réglementaire” pour l’IA et la fintech.</li>
</ol>
<p class="blu-article-paragraph">Inspiré des modèles internationaux, ce dispositif permettrait aux startups de tester des innovations dans un cadre assoupli, sous supervision, sans subir immédiatement toutes les contraintes réglementaires.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Un « sandbox réglementaire » est un espace de test contrôlé pour les innovations technologiques. Il permet aux startups en IA et fintech de tester leurs produits dans un cadre réglementaire allégé, sous supervision des autorités. C&rsquo;est un Concept clé. Ce dispositif pourrait s&rsquo;inspirer de modèles comme ceux du Royaume-Uni (FCA) ou de l&rsquo;UE (AI Act). Il créera un environnement sécurisé où les entreprises expérimentent sans appliquer immédiatement toutes les règles strictes: autorisations complètes et conformité totale. Des régulateurs supervisent pour évaluer les risques, limiter l&rsquo;impact sur les consommateurs et adapter les lois futures</p>
<ol class="blu-list">
<li class="blu-list">Accélérer la digitalisation administrative.</li>
</ol>
<p class="blu-article-paragraph">Réduire drastiquement les délais de traitement, automatiser les autorisations, et introduire des logiques de “silence vaut accord” dans certains cas.</p>
<ol class="blu-list">
<li class="blu-list">Encourager le capital-risque international.</li>
</ol>
<p class="blu-article-paragraph">Faciliter l’entrée et la sortie des investisseurs étrangers, simplifier les mécanismes de levée de fonds, et sécuriser juridiquement les opérations transfrontalières.</p>
<ol class="blu-list">
<li class="blu-list">Miser sur la liberté comme moteur stratégique.</li>
</ol>
<p class="blu-article-paragraph">C’est peut-être le point le plus décisif. L’innovation ne prospère pas dans un climat de suspicion ou de contrôle excessif. Elle a besoin de confiance.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le Maroc est à la croisée des chemins. Il peut soit continuer à privilégier une logique de contrôle, au risque de freiner son propre élan, soit opérer un virage courageux vers plus de liberté économique.</p>
<p class="blu-article-paragraph">GITEX Africa est une formidable opportunité. Mais elle ne sera qu’un symbole vide si elle n’est pas accompagnée d’un changement profond de paradigme.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Dans l’économie de l’intelligence artificielle, il ne suffit pas d’être présent. Il faut être compétitif.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Le maître mot: l&rsquo;économie moderne s&rsquo;épanouit en milliseconde, a besoin de liberté et ne s&rsquo;accommode point des lenteurs administratives et des contrôles à n&rsquo;en plus finir.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Si l&rsquo;histoire nous montre comment nous avons raté la révolution industrielle, ne ratons pas celle numérique, car cela risque de peser sur des générations et des générations et donc sur l&rsquo;avenir du pays.</p>
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