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	<title>Brahim Zarkani &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Brahim Zarkani &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>L’Aïta mon amour : la voix ardente qui refuse de s’éteindre</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/187919</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 16:17:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Aita mon amour]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Brahim ZARKANI* Il existe des voix qui traversent les âges comme des flammes sous la cendre, fragiles mais indomptables. L’Aïta est l’une de ces voix. Un chant brut, rugueux, intense, qui raconte les joies et les peines d’un peuple ancré dans sa terre, dans ses luttes, dans ses espoirs étouffés. Née dans les plaines &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Brahim ZARKANI*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187926" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3.jpg" alt="" width="1714" height="1075" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3.jpg 1714w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3-300x188.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3-1024x642.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3-768x482.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/zarkani-3-1536x963.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1714px) 100vw, 1714px" /></p>
<p>Il existe des voix qui traversent les âges comme des flammes sous la cendre, fragiles mais indomptables.<br />
L’Aïta est l’une de ces voix. Un chant brut, rugueux, intense, qui raconte les joies et les peines d’un peuple ancré dans sa terre, dans ses luttes, dans ses espoirs étouffés.</p>
<p>Née dans les plaines et les montagnes du Maroc, l’Aïta — « le Cri » — est bien plus qu’un style musical.<br />
C’est une parole chantée, portée par des souffles anciens, des corps enracinés. Et surtout, par les cheikhates — ces femmes libres, puissantes, qui ont osé dire l’indicible : les désirs, les douleurs, les colères. Elles ont chanté l’amour brûlé et la justice en fuite. Elles ont, à leur manière, réécrit l’histoire depuis les marges.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Longtemps, l’Aïta a été reléguée au folklore, quand ce n’est pas à l’oubli. Mais certaines mémoires refusent de s’effacer.</p>
<p>C’est là que naît le projet L’Aïta mon amour : une tentative sensible et musicale de faire résonner cette voix ancienne dans le présent. Ce projet en tournée, porté dans le cadre de la programmation culturelle de l’Institut français du Maroc, a trouvé à Fès un terreau fertile : une ville de mémoire, d’art et de transmissions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="width: 576px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-187919-2" width="576" height="1280" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/aita-video-1-1.mp4?_=2" /><a href="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/aita-video-1-1.mp4">https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/aita-video-1-1.mp4</a></video></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et surtout, une scène complice : celle du Centre Kan Ya Makan Rdda, partenaire fidèle de l’Institut français de Fès, qui ouvre régulièrement ses portes aux formes artistiques innovantes.</p>
<p>C’est donc dans cette alliance — entre institutions, lieux vivants et artistes en mouvement — qu’a éclaté, le 21 juin, journée de la Fête de la Musique dernier, l’un des moments les plus vibrants de cette tournée.<br />
À Fès, sur la scène du Centre Kan Ya Makan, le public s’est levé, transporté.</p>
<p>La chanteuse Widad Mjama, présence magnétique, a habité l’espace avec sa voix rauque, tendue, et lumineuse.<br />
Avec la complicité du khali Epi, multi-instrumentiste, Widad à construit un pont entre deux rives : celle de l’Aïta pure, organique, et celle des musiques contemporaines — beat, rap, textures électroniques.</p>
<p>Ce n’était pas une simple fusion. C’était un dialogue.</p>
<p>Un écho. Un corps à corps entre l’héritage et le devenir. Une manière de faire dire autrement ce qui n’a jamais cessé d’être crié.</p>
<p>À travers cette proposition artistique, l’Institut français du Maroc, montre son engagement pour des projets à la croisée des mondes. Des projets qui refusent de choisir entre tradition et innovation. Qui offrent des scènes à la mémoire autant qu’à l’expérimentation.</p>
<p>Les cheikhates, dans ce projet, ne sont pas des reliques. Elles sont des sources. Et “L’Aïta mon amour” ne cherche ni à les imiter, ni à les sacraliser. Il prolonge leur geste dans une autre langue. Dans un autre souffle.</p>
<p>L’Aïta, ainsi revisitée, ne perd rien de sa force. Au contraire, elle gagne un autre espace : celui des jeunes générations, celui des scènes ouvertes, celui des corps urbains. Et derrière le chant, il y a cette même urgence : dire. Encore. Maintenant.</p>
<p>Dans un monde de plus en plus lisse, où les musiques se formatent et les mémoires se dissipent, ce projet fait figure de résistance douce. Il dit que les traditions ne meurent pas. Elles changent de peau. Elles réapprennent à vivre autrement.</p>
<p>Et peut-être que dans ce cri réinventé, dans cette voix ancienne qui résonne dans les machines du présent, c’est tout un peuple qui se redécouvre — dans l’amour de ses racines, dans la beauté de sa réinvention.</p>
<p><strong>*Acteur culturel</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187933" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-scaled.jpg" alt="" width="1675" height="2560" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-scaled.jpg 1675w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-196x300.jpg 196w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-670x1024.jpg 670w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-768x1174.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-1005x1536.jpg 1005w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-3-1340x2048.jpg 1340w" sizes="auto, (max-width: 1675px) 100vw, 1675px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187935" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-scaled.jpg" alt="" width="1152" height="2560" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-scaled.jpg 1152w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-135x300.jpg 135w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-461x1024.jpg 461w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-768x1707.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-691x1536.jpg 691w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-4-922x2048.jpg 922w" sizes="auto, (max-width: 1152px) 100vw, 1152px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La caravane des « littératures itinérantes » pose ses valises à Jnan Sbil, à Fès</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/96525</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 11:40:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[FÈS]]></category>
		<category><![CDATA[Littératures itinérantes]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est grâce à la ténacité d’une équipe qui a bien cru à ce nouveau concept qu’on peut qualifier d’activiste dans l’âme. Nadia Essalmi, locomotive de cet événement, n’a jamais baissé les bras. Elle a le don d’aller jusqu’au bout de son rêve sans céder à la tentation de faire marche arrière. Inviter une quarantaine d’écrivain.e.s &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C’est grâce à la ténacité d’une équipe qui a bien cru à ce nouveau concept qu’on peut qualifier d’activiste dans l’âme. Nadia Essalmi, locomotive de cet événement, n’a jamais baissé les bras. Elle a le don d’aller jusqu’au bout de son rêve sans céder à la tentation de faire marche arrière. Inviter une quarantaine d’écrivain.e.s tout en respectant la parité homme/femme pour les confronter à un public dans un laps de temps qui se résume en une journée, est une prouesse qui mérite tous les éloges. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le livre est loin d’être un objet attrayant, c’est une triste réalité et un constat partagé à l’unanimité. Mais la question qui se pose, comment pouvons-nous – en ce temps-là &#8211; faire valoir le livre en lui restituant ses lettres de noblesses ? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le livre doit être un objet du désir. Ce dernier ne peut devenir une réalité que par le déploiement d’une action originelle qui nécessite de l’imagination ainsi qu’une vraie volonté de sortir ce précieux objet des oubliettes. Les idées ne manquent pas &#8211; comme disait l’adage &#8211; mais avoir une idée qui sort du lot de cette machine infernale des idées avortées le jour de leur naissance, elle n’est pas à la portée de tout le monde. C’est pour cela que l’originalité de l’événement « Les Littératures itinérantes » repose sur son action directe. En une journée, on ouvre la porte de la rencontre avec des écrivain.e.s dans une ambiance festive où ce public qui a oublié la pratique d’aller vers le livre est invité à mettre la main dans la main du créateur du mot. Les écrivain.e.s sont là prêt.e.s à dédicacer les livre et à surfer sur les mouvements de la nouvelle vague des selfies et des stories. Tout le monde est satisfait, les auteurs, les autrices et ce public qu’on a taxé de boudeur des livres. Devant ce résultat, il faudrait désormais renoncer à la chaise vide dans un monde où d’autres médiums pratiquent une culture qui lutte contre la bonne intelligence. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En parlant de la bonne intelligence, deux tables rondes ont été organisées dans la matinée en français et en arabe autour de la thématique du festival « d’une culture à l’autre ».<span class="Apple-converted-space">  </span>Plusieurs interveneant.e.s<span class="Apple-converted-space">  </span>ont soulevé des questions épineuses par rapport à la question de l’autre. La culture conjuguée au pluriel est le fruit de toute une histoire d’incompréhension et de conflit. Mais les écrivain.e.s sont là pour élucider l’opacité génératrice des doutes et favorisant l&rsquo;installation de l’incertitude alors que la culture nous appartient à toutes et à tous. Chacun apporte sa contribution et personne ne peut la nier. Les voix de Christiane Taubira, de Abdelfattah Kilito, de Youssef Zeidan, de Fouad Laroui, de Véronique Tadjo, d’Ivan Jablonka, de Zayneb Laouedj, de Najwan Darwich et de Abdelaziz Baraka Sakin ont résonné avec une même mélodie ponctuée par l’esprit d’ouverture et du vivre ensemble. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ce festival si court et si pertinent par son impact sur l’engouement d’un public qu’on a cru disparaître. A Jnan Sbil, ce jardin mythique de la ville de Fès, sera marqué à jamais par le retour des amoureux des livres. La Caravane des Littératures Itinérantes doit faire le tour du Maroc pour planter des niches de résistance et crier haut et fort le besoin de lire. <span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À quand une rentrée culturelle au Maroc? (Par Brahim ZARKANI)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/94365</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 09:10:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Brahim ZARKANI* A l’instar de la rentrée scolaire au Maroc, personne ne parle de la rentrée culturelle. On est submergé jusqu’au cou par tout un flot d’informations, d’articles et de reportages autour de la fameuse rentrée scolaire. On a l’impression d’être en face d’un événement colossal où tout le monde est concerné. Alors que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Brahim ZARKANI*</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">A l’instar de la rentrée scolaire au Maroc, personne ne parle de la rentrée culturelle. On est submergé jusqu’au cou par tout un flot d’informations, d’articles et de reportages autour de la fameuse rentrée scolaire. On a l’impression d’être en face d’un événement colossal où tout le monde est concerné. Alors que la culture est reléguée au second plan.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« L’écran noir », en prêtant ces mots au chanteur toulousain, Nougaro pour dire qu’il y a un malaise qui gangrène le paysage culturel. Nous ne voulons pas dresser un tableau noir car nous avons relevé qu’il y a une dynamique qui s’est montrée lors de l’organisation de plusieurs événements en août et en ce mois-ci.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais, le label « rentrée culturelle » est un procédé génial et une opération de communication visant à augmenter le capital symbolique de la chose culturelle. C’est un moment où les décideurs en matière de culture doivent prendre le temps de marquer les esprits par un lancement de la saison culturelle marocaine. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela dit, il y a un travail de collecte d’informations autour de toutes les activités inhérentes au vaste paysage de la culture. Ce qui donnera lieu à la réalisation d’un catalogue rassemblant tous les événements culturels des quatre coins du Maroc. Mettre en place un agenda culturel couvrant l’année en cours. Et comme nous sommes dans l’ère du numérique, la création d’un site d’internet dédié à cette tâche est primordial. Sans oublier de renforcer cette partie par l’élaboration des pages spécifiques dans les réseaux sociaux. Ainsi qu’une bonne couverture de la presse couronnée par des reportages, des plateaux de télé et des interviews avec les acteurs culturels, les intellectuels, écrivains, plasticiens, réalisateurs etc.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La culture dans toutes ses manifestations doit être considérée comme un champ d’action qui peut apporter beaucoup de choses au pays. Elle a le droit d’être valorisée comme une activité qui a sa place dans l’agenda de la promotion de son image ici et ailleurs. C’est pour cela qu’une rentrée culturelle doit être prononcée haut et fort. </span></p>
<p><strong>*Acteur culturel</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SIEL 2022: LE CRI DU COEUR D&#8217;AMAL AYOUCH</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/84399</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 19:20:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[AMAL AYOUCH]]></category>
		<category><![CDATA[SIEL]]></category>
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					<description><![CDATA[L’organisation du dernier salon du livre à Rabat a suscité plusieurs réactions de la part des intellectuels et des artistes marocains. La dernière en date, est la lettre ouverte adressée au ministre de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication par l’actrice Amal Ayouch. Cette lettre a été publiée sur le site MEDIAS24, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’organisation du dernier salon du livre à Rabat a suscité plusieurs réactions de la part des intellectuels et des artistes marocains. La dernière en date, est la lettre ouverte adressée au ministre de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication par l’actrice Amal Ayouch.</em></p>
<p><em>Cette lettre a été publiée sur le site MEDIAS24, le mardi 14 juin 2022. Elle porte en elle un cri d’une vraie fervente de la culture. L’actrice Amal Ayouch a fait le constat que Casablanca s’est vu privée de son ciel (SIEL) qui est l’un des événements culturels phares de la ville blanche. </em></p>
<p><em>Notre artiste a fait appel – dans sa lettre- à multiplier une telle activité plus tôt que de la délocaliser et ce, dans différentes villes. Il serait même judicieux – d’après notre artiste – de penser à différents formats, salons, caravanes… pour que tout le Maroc puisse en bénéficier ». </em></p>
<p><em>Le Collimateur a contacté Amal Ayouch afin d’approfondir le débat autour de ce cri du coeur. Entretien. </em></p>
<p><strong>LECOLLIMATEUR: Cette lettre est-ce un cri d&rsquo;une amoureuse du livre ou un cri sur la situation du livre ?</strong></p>
<p><strong>Amal AYOUCH:</strong> Un peu les deux, une amoureuse du savoir certes et aussi une « constateuse » que la situation du livre en tant que vecteur du savoir et de divertissement est en net recul.</p>
<p><strong>Croyez-vous que la multiplication des salons du livre au Maroc puisse amener les Marocains à lire ?</strong></p>
<p>Oui la multiplication des évènements autour du livre, pas seulement des foires de vente, peut susciter l’intérêt des lecteurs.</p>
<p><strong>Le salon de livre pour vous est-ce un marché de livre ou un ancrage d&rsquo;une action de sensibilisation à la lecture ?</strong></p>
<p>Les deux sont importants: pour maintenir un équilibre financier et culturel.</p>
<p><strong>Vous ne voyez pas que l&rsquo;organisation d&rsquo;un salon de livre de jeunesse peut être plus pertinent pour toucher les jeunes et les inciter à lire ?</strong></p>
<p>Oui je suis d’accord, un salon du livre consacré à la jeunesse serait une action plus ciblée et l’occasion de diversifier l’offre et de connaitre davantage le « goût » des jeunes lecteurs. Il s’agit de s’approcher et d’être à l’écoute pour permettre une meilleure offre, avec des débats qui donnent la parole aux jeunes&#8230;</p>
<p><strong>Un dernier mot avec une citation d&rsquo;un écrivain sur la question du livre que vous aimeriez laisser comme dernier mot.</strong></p>
<p>« La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer » (Roland Barthes)<br />
« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux »  (Jules Renard).</p>
<p><strong>Propos recueillis par Brahim Zarkani</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Näss », l’autre nuit de Fouad Boussouf</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/83797</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2022 08:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA["Nâss"]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle de danse]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une première au Maroc pour ce chorégraphe franco-marocain, natif de Moulay Idriss Zerhoun, de présenter son spectacle intitulé « Näss » (Les Gens) en tournée dans plusieurs villes marocaines. C’est grâce à l’Institut français du Maroc, site de Meknès, qui a voulu présenter ce spectacle qui s’inspire de la culture marocaine et plus particulièrement du répertoire &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3"><span class="s1">C’est une première au Maroc pour ce chorégraphe franco-marocain, natif de Moulay Idriss Zerhoun, de présenter son spectacle intitulé « Näss » (Les Gens) en tournée dans plusieurs villes marocaines. C’est grâce à l’Institut français du Maroc, site de Meknès, qui a voulu présenter ce spectacle qui s’inspire de la culture marocaine et plus particulièrement du répertoire musical de Nass El Ghiwane.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Fouad Boussouf, un danseur et chorégraphe, directeur artistique de la compagnie Massala, enseignant, artiste associé à la Maison de la danse de Lyon pour la saison 2020-2021. Il dirige depuis le 1er janvier 2022 le Centre chorégraphique national du Havre Normandie, qui n’est pas une mince affaire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dès le premier moment, on est happé par le sentiment d’une attente toute particulière d’un spectacle qui porte un nom déroutant.<span class="Apple-converted-space">  </span>Sur scène, il fait noir. Au fond de la scène, une toile dressée ressemblant à un mur portant la couleur du béton armé. Rien ne se passe pour l’instant, pour une éternité. Une musique qui bourdonne tout doucement et voilà que les lumières commencent à peine à éclairer ces silhouettes qui retrouvent le mouvement. Est-ce la levée du jour où la nuit qui se réveille en plein jour ? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les sept hommes nous livrent ce chiffre secret. Ce dernier est quasiment présent dans le registre religieux comme un chiffre de l’accomplissement. Dieu a créé le monde en sept jours. Chaque homme porte une couleur, cet indice lié aux couleurx, est un glissement dans l’univers des 7 couleurs, qui sont des moments et des passage obligés qui rythment le déroulement de la lila chez la confrérie des gnaouas. Une nuit qui ne peut pas aboutir à sa fin sans passer par les phases des 7 couleurs où chaque couleur représente un des Mlouks (les esprits). La transe (Lhal) est bien invitée discrètement pour prendre possession des corps de ces danseurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La musique est conçue pour accentuer les mouvements et les gestes saccadés de ces danseurs qui restent &#8211; malgré l’élévation qu’inspire la transe – ancrés au sol par cette folle ténacité de taper avec une force inouïe le sol. On avait l’impression d’être rappelé à notre amnésie propre à notre appartenance à la terre.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est une autre lila, l’autre nuit qu’a voulue Fouad Boussouf dressée comme une « qantara », un pont entre ces deux registres. La danse qui relève d’un patrimoine et cette autre danse urbaine. Cette dernière est appréhendée dans ce spectacle avec délicatesse et minée par cet apport si fort d’une culture riche et ancestrale. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans « Näss », le chiffre sept joue son rôle de fédérateur des corps pour former un collectif. Ce dernier est présenté par la force du mouvement comme une vague pleine d’énergie et de puissance spirituelle. Cependant, ce chiffre impair, est vulnérable dans les moments de dislocation du collectif. Ce qui favorise la formation des duos donnant lieu à l’émergence d’un solitaire qui devient par la suite une source de rassemblement. Avec ce rythme bien calculé et bien servi par une écriture obstinément ficelée, ne laisse rien échapper, le spectateur est pris en otage, très touché par ce moment poignant qui relève d’une sincérité éloquente.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">« Näss », c’est aussi un hommage à ce groupe mythique de Nass El Ghiwan via ce travail solennel sur la fameuse chanson « Mahmouma ». Cette chanson qui a marqué une époque de ce Maroc, est perçue sous le prisme d’une danse qui lui a porté un regain d’une force tragique montrant à quel point il y a un pont invisible qui relie le passé au présent. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est la quintessence d’une création qui nous transformera à jamais. </span></p>
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		<title>La mondialisation, le cauchemar d’aujourd’hui (Par Brahim Zarkani)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/82409</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 May 2022 18:20:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[cauchemar]]></category>
		<category><![CDATA[Mondialisation]]></category>
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					<description><![CDATA[Faut-il sonner le glas en ces moments très difficiles pour alerter ceux qui dirigent le monde et les inviter à réfléchir. Car depuis 2020, le mal est en train de ravager le corps humain. Le monde est en train d’esquiver les coups successifs de la Covid 19, de l’inflation et de cette guerre qui vient &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Faut-il sonner le glas en ces moments très difficiles pour alerter ceux qui dirigent le monde et les inviter à réfléchir. Car depuis 2020, le mal est en train de ravager le corps humain. Le monde est en train d’esquiver les coups successifs de la Covid 19, de l’inflation et de cette guerre qui vient de nous infliger les pires scénarios que nous devons décortiquer pour trouver une porte de sortie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Crise après crise, les habitants de ce monde, ces fragilisés qui siègent au bas de l’échèle, ne peuvent plus faire face à cette avalanche insupportable de crises. Pourquoi le monde est devenu si fragile et il suffit d’un tremblement enregistré au fin fond du monde, qu’il faut s’attendre inéluctablement à l’avènement d’un tsunami ravageant toute la surface du monde. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette inflation qui a impacté les quatre coins du monde, n’est elle pas le résultat de cette mondialisation économique acclamée haut et fort depuis des décennies et même plus. Qui se souvient de ce mot d’exception, qu’on a maltraité en le taxant de porter la couleur identitaire, le foyer de la réclusion et le repli sur soi.<span class="Apple-converted-space">  </span>Alors qu’il était censé le défendre au sein des discussions houleuses autour de cette mondialisation présentée dans un prestigieux discours porté par ceux qui veulent gagner de plus en plus. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cependant, en inversant la logique, on a donné le coup d’envoi de créer des frontières, marquer la fin du voyage par les barbelés et laisser les désireux de la découverte de l’autre boire cette eau salée et amère de ce qu’on a appelé la préservation des frontières de ce fléau des immigrations clandestines. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela dit, laisser libre cours à la circulation des produits de marchandises mais pas pour les hommes. La mondialisation est vénérée car elle ouvre les portes virtuelles pour un échange commercial florissant. Tout cela est accompagné par un travail de fond par la création chez l’habitant du monde du besoin et du désir de consommer le produit de l’autre comme une nécessité accrue. Généraliser ce système de consommation où le citoyen du monde est devenu la marque de fabrique de cette mondialisation en le vidant de son caractère humain. Tout est consommation mais à quel prix ?</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Voilà maintenant où la question est posée sur la table de ces négociants. Nous sommes malgré nous – en termes d’approvisionnement- dépendants de l’autre et vice-versa. Car nous avons enterré l’autosuffisance qui doit s’inscrire dans nos pratiques régionales en termes de consommation chez le citoyen. Malheureusement avec cet esprit qui règne dans le monde actuel et avec l’hégémonie des médias et le matraquage foudroyant des cerveaux via la publicité, l’homme est affecté par ce syndrome de vivre ici et ailleurs dans ce monde alors qu’il est cloué à un sol bien précis.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En ce moment, la mondialisation est visée comme un monstre &#8211; à lui arrondir les griffes &#8211; car le monde s’est réveillé malheureusement sur un triste constat relatif à la fragilité de ce système et que les pays &#8211; qui ont cru à leur autonomie – se sont retrouvés incapables de vivre sans l’apport d’un autre pays. On a oublié de cultiver nos champs de l’autosuffisance pour pouvoir affronter la chute des ponts. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette crise mondiale nous a fait rappeler que les systèmes installés &#8211; à un moment donné de l’histoire &#8211; doivent d’être considérés comme des lois qui ne sont pas inscrites dans le marbre. La mondialisation &#8211; certes &#8211; a favorisé les échanges en instaurant une situation d’un soi-disant confort, mais ceux qui ont placé ce système ont oublié de garder la flamme allumée de la vigilance en gardant à l’esprit que cette mondialisation est une arme à double tranchant. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le mal est fait, reste à trouver le chemin du retour à la normale. Cela n’est possible que par une vraie reconsidération des risques à courir en affrontant les pièges d’un calcul fallacieux animé par le gain facile. Le monde n’est pas un marché à ciel ouvert. </span></p>
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		<title>Misère télévisuelle</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/79166</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 09:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[SNRT]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque année au mois de Ramadan, on assiste à un engouement spectaculaire pour cette agora de la critique dédiée à la production télévisuelle &#8211; en particulier &#8211; des deux fameuses chaînes de la télé marocaine « sitcom, série, film télévisuel… ». Ce phonème récurent porte en lui une anomalie que nous pouvons résumer en cette phrase sous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Chaque année au mois de Ramadan, on assiste à un engouement spectaculaire pour cette agora de la critique dédiée à la production télévisuelle &#8211; en particulier &#8211; des deux fameuses chaînes de la télé marocaine « sitcom, série, film télévisuel… ». Ce phonème récurent porte en lui une anomalie que nous pouvons résumer en cette phrase sous forme d’interrogation: pourquoi cet intérêt exceptionnel pour la production télévisuelle au mois de Ramadan? Alors que nous assistons tout au long de l’année à la diffusion d’un programme conséquent englobant des émissions, des séries etc. Il faut dire que cette production annuelle est loin d’être accompagnée avec le même enthousiasme ramadanien. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour porter des éléments de réponse, nous pouvons avancer l’argument du contexte temporel où le public marocain témoigne d’un comeback très singulier au programme des deux chaînes. On peut le qualifier d’un retour annuel au produit local. C’est l’occasion pour une partie de ce public dotée d’un sens critique modeste de produire un discours qui se veut comme un jugement. Ce discours trouve sa place dans les réseaux sociaux. Il reflète tout un débat à bâtons rompus autour de cette production qui s’avère un grand souhait de cette catégorie de spectateurs où la représentation de soi-même est placée au premier rang. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En parallèle de cette approche qui s’inscrit dans un registre impressionniste, il y a tout un corpus critique porté par des journalistes et des critiques artistiques. Ces derniers portent un autre regard et une autre façon d’appréhender cette production. Ce qui caractérise- en premier lieu &#8211;<span class="Apple-converted-space">  </span>la contribution de ces protagonistes, c’est l’adoption d’une approche un peu soutenue, en se basant sur une analyse portant sur les composantes de la création en l’occurrence le scénario, la thématique et les procédés techniques. Cela dit, c’est un pas de plus pour quitter ce terrain de l’interprétation de l’œuvre qui reste sous l’emprise d’une critique subjective.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Toute cette dynamique est louable sauf que le constat enregistré chaque année révèle malheureusement l’absence d’un souci de qualité envers un public porté par le désir de renouer avec notre production marocaine. La déception est soulignée en rouge par un public qui ne cache pas son opinion quant au niveau indécent de la majorité de cette production avec quelques exceptions qui se comptent sur les doigts d’une main.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela dit, est ce qu’il faut attendre le mois de Ramadan pour faire le bilan de notre production télévisuelle là où la précipitation bat son plein afin de remplir cette grille de programme affamée. Ce laps de<span class="Apple-converted-space">  </span>temps donné comme une bouffée d’oxygène à ce secteur qui profite pleinement de cette aubaine pour inonder la télé par des produits indigestes rendant nos soirées &#8211; après la rupture du jeûne – plus moroses que jamais.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le mois de Ramadan, est certes un moment décisif pour la production marocaine. Mais il ne doit pas être un creuset d’une création bâclée destinée à un remplissage hâtif et porteur d’une déception sans nom. </span></p>
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		<title>Siham Tahri, quand l&#8217;appel de l&#8217;art est irrésistible</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/77918</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 14:41:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Siham Tahri]]></category>
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					<description><![CDATA[Siham Tahri, artiste peintre et activiste, a fait l’ultime choix d’épouser l’art. Un choix qui n’est pas facile car il représente pour cette native de Fès un chemin plein de risques alors qu’elle peut poursuivre sans entrave son parcours professionnel. Dotée d&#8217;un doctorat en biotechnologie qui lui a permis d’intégrer l’équipe d’une multinationale pharmaceutique, elle &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2"><span class="s1">Siham Tahri, artiste peintre et activiste, a fait l’ultime choix d’épouser l’art. Un choix qui n’est pas facile car il représente pour cette native de Fès un chemin plein de risques alors qu’elle peut poursuivre sans entrave son parcours professionnel. Dotée d&rsquo;un doctorat en biotechnologie qui lui a permis d’intégrer l’équipe d’une multinationale pharmaceutique, elle a quitté sa zone de confort pour rejoindre l’irrésistible appel de l’art avec toutes ses tribulations. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Depuis son plus jeune âge, Siham Tahri a toujours été fascinée par les travaux manuels, broderie, couture… Elle a manifesté très tôt un penchant pour les arts picturaux. Adolescente, ses premiers pas dans la peinture de soie ont marqué un moment bien ancré dans sa mémoire où l’admiration de son entourage était au rendez-vous.</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/77918/siham-tahri'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tahri--150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tahri--150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tahri--300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tahri--125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/77918/siham-tah-1'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tah-1-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tah-1-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/siham-tah-1-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p class="p2"><span class="s1">Malgré son parcours professionnel où elle était amenée à faire un cursus scientifique, la passion de peindre va attiser le feu de la recherche artistique en vue d’apprendre, améliorer sa technique et créer son propre style. Cette quête donnera lieu à un travail autour de la peinture à l’huile « la nature morte », en passant par un hommage dédié à « la femme marocaine » dans des postures de fierté, en insistant sur les formes, les reliefs et les couleurs tout en créant des scènes de vie marocaines en corrélation avec la médina de Fès.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Elle s’est consacrée aussi à un travail pictural autour de l’eau. Une exploration mystique de cet élément de la vie qui lui a offert le don de l’abstraction. Mais Siham Tahri n’est pas une adepte de l’oisiveté. C’est une artiste très inquiète qui se pose toujours beaucoup de questions sur les limites de l’artiste car elle ne croit pas à cet édifice qu’on appelle les frontières.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"> Sa curiosité artistique soutenue par une lecture assidue lui procure cette énergie créatrice. Engagée et mobilisée sur plusieurs fronts sociaux dont la question des droits de la femme. Cette dernière l’a guidée vers un travail artistique inédit sous un titre révélateur de ce qui se trame dans l’esprit bouillonnant de notre artiste: « <b>Femmes sous l’emprise des codes »</b>. Un travail hybride qui s’inscrit dans une démarche ingénieuse que l’artiste a souhaité incruster dans le paysage numérique qui nous a englouti dans les méandres de son univers intérieur. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Son écoute attentive de l’évolution des nos pratiques culturelles et de nos comportements par rapport aux informations, l’ont incitée à remettre en cause son travail précédent sans marquer une coupure totale. Mais c’est une création qui s’est inscrite dans un objectif autre visant à exploiter ces novelles arrivées du numérique en l’occurrence le <b>QR code</b>. Un procédé artistique qui « sous l’apparence neutre du carré du code QR, se cache une information à décrypter et qui a pour vocation de codifier l’être humain », comme l’a décrit elle-même. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour Siham Tahri, cette exposition a pour objectif aussi « d’impliquer les jeunes dans le processus de construction d&rsquo;une conscience collective quant au phénomène des violences à l’égard des femmes ».</p>
<p>Siham Tahri nous réserve indubitablement dans un avenir très proche d’autres pistes à exploiter, car le temps de plier bagages et partir pour une autre aventure est la marque de fabrique de cette artiste qui ne croit pas au mythe du repos du guerrier.<span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
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		<item>
		<title>La guerre n’est pas une fiction</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/76690</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 12:46:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[réquisitoire]]></category>
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					<description><![CDATA[On n’a pas encore pu sortir sous le manteau de la COVID 19, qu’on est enfoncé dans le chaos de la guerre. Cette dernière malgré la distance a son impact sur nos vies. Personne n’aime la guerre et pourtant on ne cesse de la déclarer. Il y a celui qui va dire que les usines &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3"><span class="s1">On n’a pas encore pu sortir sous le manteau de la COVID 19, qu’on est enfoncé dans le chaos de la guerre. Cette dernière malgré la distance a son impact sur nos vies. Personne n’aime la guerre et pourtant on ne cesse de la déclarer. Il y a celui qui va dire que les usines de l’armement doivent liquider leurs jouets et leur arsenal de dernier cri. Mais il faut pousser plus loin notre investigation car l’affaire est très compliquée concernant la guerre de l’Ukraine. La politique qui prime aujourd’hui est celle qui porte la couleur des affaires. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Disons le plus avec franchise, c’est de l&rsquo;opportunisme dans toute sa laideur. Nous avons remarqué ces derniers temps la chute fracassante des idéologies pour être remplacées par le gain et garantir à l’Etat qui se veut prospère de tisser des liens économiques et des alliances avec ceux qui sont hissés aux premières places sur le podium de la réussite dans le monde actuel. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais quand une guerre est déclarée, rien ne peut l’arrêter ni effacer ses stigmates par la suite. Détruire un monde pour reconstruire un autre avec un autre dessin géopolitique garantissant une vraie obéissance aux injonctions de la partie gagnante dans cette misérable affaire. La guerre ne peut pas tout régler. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette immigration dont on n’a pas cessé de l’exhumer comme un mal à faire stopper devant les frontières et porter le masque de ce soldat qui ne voit dans ces caravanes de misère que des fantômes de mauvais augures. Voilà que les chiffres augmentent et la souffrance humaine est à l’apogée de l’intolérable.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La guerre est devenue une banalité. Un moment de colère, de violence bien calculée par ceux qui maitrisent cette action ressemblant à une opération chirurgicale. Mais le mal est, sa trace est visible sur le nombre des victimes, des blessés, des morts, des sans-abris. Les gens qui vivaient tranquillement seront amenés à affronter le désastre. Les enfants &#8211; ces oubliés qui n’ont que leurs regards ahuris – garderont au fin fond de leurs cœur le son horrible des bombardements synonyme de l’intranquillité éternelle. Ils marcheront comme des âmes errantes sur le chemin des ruines car des hommes fous animés par des désirs ténébreux ont décidé ainsi.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Où est la voix de la sagesse ? Où est cette armée de l’ombre, ces intellectuels qui ont perdu la voix ?<span class="Apple-converted-space">  </span>Eux aussi on leur a déclaré la guerre. On les a vidés de leur substance. Ce sont des momies vivantes qu’on expose au musée liquéfié de la télé. C’est désormais le show est leur cheval de bataille. Ils ne sont plus dans la rue, mais ils cantonnent dans leur sphère virtuelle à regarder le monde comme une série de télé</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En ce temps la guerre a montré nos limites au grand jour. Nous pouvons dénoncer la guerre à longueur des jours via ces médiums de la Silicone vallée, mais rien ne changera. Nous devons faire arrêt sur image de notre posture et redéfinir un autre visage de nous-même, qui soit réel. La guerre n’est pas une fiction.</span></p>
<p class="p4">
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fatima Mernissi et son double</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/75718</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 14:28:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[Fatima Mernissi]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Un rêve est un rêve qui est au-delà de toutes les frontières. Mais dans le cas de cette nouvelle création signée par Anne Laure-Liégeois, metteuse en scène française sur une idée des deux comédiennes Amal Ayouch et Sanae Assif, le mot est conjugué au pluriel, « Houdoud » signifie frontières/limites en arabe. Un mot si cher à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2"><span class="s1">Un rêve est un rêve qui est au-delà de toutes les frontières. Mais dans le cas de cette nouvelle création signée par Anne Laure-Liégeois, metteuse en scène française sur une idée des deux comédiennes Amal Ayouch et Sanae Assif, le mot est conjugué au pluriel, « Houdoud » signifie frontières/limites en arabe. Un mot si cher à Fatima Mernissi, sociologue, professeure, chercheuse essayiste et romancière et sur lequel elle est revenue dans son livre « <b><i>Rêves de femmes, récit d’une enfance au Harem »</i></b>. Son travail est fondamental dans la mesure où il révèle l’implosion des mots qui peuvent gérer nos vies et instaurer un ordre bien établi, surtout que la langue est au service de la mentalité qui règne. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">S’agit-il, en passant par le théâtre, de nous livrer la pensée de cette figure emblématique du Maroc contemporain ou de nous brosser un portrait décalé d’une féministe qui n’a cessé de remuer le couteau dans la blessure ? </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La scène &#8211; qui nous est ouverte le soir de la représentation- est meublée presque de rien. Un pupitre d’orateur en bois en couleur noir, installé au milieu. L’horizon de l’attente du spectateur est soutenu par cet indice qui sera éclairé par la suite. Fatima Mernissi jouit de ce profil de conférencière et oratrice hors pair. Cet objet incarne &#8211; pour un laps temps avant l’entrée de la comédienne – le moment d’une parole pensée. Il faudrait dire que l’image gigantesque de cette personnalité inspire la mise en place d’un vide tout autour. Les mots prononcés sont déjà des objets qui s’installent autour de nous. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Pendant une heure, le public a été invité de tendre l’oreille, d’écouter, de voir, d’imaginer&#8230; Nos sens doivent être aux aguets car il s’agit d’un travail minutieux autour d’un corpus conséquent qui a donné lieu à l’élaboration de cette histoire à raconter à double voix et incarnée par deux personnages qui portent le même nom. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Ce choix d’opter pour ce dédoublement de visage a apporté une douce grâce dans le rythme. Ce dernier est marqué par ce va-et-vient entre deux figures essentielles qui ont marqué le parcours de cette femme exceptionnelle: la conférencière et la conteuse. Fatéma Mernissi avait le mérite d’être nommée la Shéhérazade marocaine. C’est pour cela que l’accent a été mis sur cet aspect onirique qui porte une respiration dans un discours bien articulé en termes de recherche scientifique.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il a fallu tout un travail lié à la dramaturgie du spectacle – avec la complicité de la metteuse en scène Asmae Houri &#8211; pour trouver le point d’ancrage de cette manifestation et tisser avec délicatesse l’univers de cette pièce de théâtre. Cette dernière est portée par la narration jouissive sans occulter l’interprétation qui a fait exalter la personnalité de Fatima Mernissi en tant que femme très spontanée dans sa vie de tous les jours.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">« Rêve sans frontières » apporte une autre approche de cette icône féministe marocaine pour la sortir de ce cadre rétréci et l’offrir sous l’ombre de l’arbre de la vie. La voix de Fatima Mernissi a désormais sa place dans ce lieu exceptionnel qui est le théâtre. </span></p>
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